Les principales aides sociales en France

PARIS, 6 juin 2018 (AFP) – Le dispositif d’aides sociales, qualifié mercredi de « maquis injuste et illisible » par la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, doit être passé au crible par le gouvernement, à la recherche d' »efficacité » mais aussi d’économies. Voici les principales:

– Le Revenu de solidarité active (RSA), revenu minimum pour les personnes sans ressources, était versé à près de 1,83 million de foyers en décembre 2017, selon la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf). Le montant moyen perçu était de 490 euros mensuels. A fin 2017, les Caf avaient versé 10,63 milliards d’euros au titre du RSA.

– L’allocation aux adultes handicapés (AAH) a été versée à 1,1 million de personnes en 2017, pour un coût de 9,35 milliards d’euros, selon la commission des finances. 9,7 milliards sont prévus pour 2018 dans le budget.

L’AAH a augmenté de 1% en avril 2018 pour atteindre 819 euros maximum. Elle doit par ailleurs connaître des revalorisations exceptionnelles au 1er novembre, à 860 euros, et au 1er novembre 2019 pour atteindre 900 euros.

– La prime d’activité, aide aux travailleurs à revenus modestes créée début 2016, était versée en décembre 2017 à 2,67 millions de foyers, selon la Cnaf. Son montant moyen était de 158 euros, et son coût a atteint 5,06 milliards d’euros en 2017.

Pendant la campagne, Emmanuel Macron s’est engagé à la revaloriser de 50%. Une première revalorisation de 20 euros mensuels, votée dans le budget 2018, doit intervenir en octobre, la hausse devant se poursuivre « chaque année jusqu’à atteindre 80 euros par mois en plus ».

– L’allocation de solidarité spécifique (ASS) est destinée aux chômeurs de longue durée ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage. Selon les documents annexés au budget 2018, son coût devrait atteindre 2,3 milliards d’euros en 2018 pour plus de 400.000 bénéficiaires.

– L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse) est versée aux plus de 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude au travail) ayant de faibles ressources. Elle a augmenté de 30 euros à 833 euros par mois pour une personne seule au 1er avril, et d’autres revalorisations exceptionnelles de 35 euros au 1er janvier 2019 et 35 euros en janvier 2020 sont prévues.

La Drees dénombrait en 2015 550.000 bénéficiaires, pour un coût annuel de 2,5 milliards d’euros.

– La garantie jeunes propose aux 16-25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, une allocation mensuelle d’un montant maximal équivalent au RSA et un accompagnement renforcé vers l’emploi pendant un an. Son coût en 2018 doit être de 503,27 millions d’euros, pour 100.000 jeunes accompagnés contre 85.000 en 2017, selon le budget.

– L’aide personnalisée au logement (APL), diminuée de 5 euros par mois à l’automne 2017, comptait 2,8 millions de bénéficiaires en 2016, selon les documents annexés au budget 2018. Son montant moyen était de 251 euros mensuels en locatif et en foyer, et son coût annuel pour 2018 est estimé à 6,8 milliards d’euros.

– L’allocation personnalisée à l’autonomie (APA), qui aide à financer les dépenses d’aide à domicile (aide-ménagère etc) ou les frais de maison de retraite des personnes âgées, comptait 1,3 million de bénéficiaires fin 2015, pour un coût annuel de 5,6 milliards d’euros, selon la Drees.

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