Les radiologues ferment leurs cabinets pour protester contre la baisse des tarifs

PARIS, 23 mars 2017 (AFP) – Les radiologues libéraux ont fermé jeudi leurs cabinets à l’appel du principal syndicat de la profession pour protester contre les « coups de rabot tarifaires » de l’Assurance maladie.

« Conformément aux prévisions, 80% des cabinets sont fermés en moyenne et un peu moins à Paris. En Aquitaine et dans l’Aude, en revanche c’est 100% », a assuré Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR). Aucun autre chiffre n’était cependant disponible.

Le mouvement, soutenu par les principaux syndicats de médecins libéraux (CSMF, FMF, SML), dénonce la décision de l’Assurance maladie de baisser certaines rémunérations afin, selon cette dernière, d’enrayer l’augmentation continue des dépenses d’imagerie médicale.

« Pour garantir la pérennité des installations, des efforts financiers devront être faits sur le renouvellement des matériels ou des réductions de personnel », déplore le syndicat.

« Tout ceci entraînera des réductions des temps d’ouverture, des temps d’examen plus longs liés à des installations moins performantes avec un allongement des délais de rendez-vous déjà inacceptables de 30 jours par exemple pour un examen IRM alors que le plan cancer III fixe l’objectif de 20 jours », fait-il valoir.

Faute d’avoir pu conclure en 2016 un accord, la Cnamts avait annoncé fin janvier deux mesures permettant une baisse totale en dépenses remboursables (Assurance maladie + organismes complémentaires) de 59 millions d’euros pour les radiologues.

A la mi-février, les forfaits versés aux exploitants des IRM, scanner et TEP (tomographes par émission de positons) pour prendre en charge les coûts d’amortissement et de fonctionnement ont ainsi été baissés de 2%.

Et début avril, la majoration actuellement réservée aux radiologues sera remplacée par une autre, d’un montant moins important. Elle sera ouverte à tous les actes de radiographie quelle que soit la spécialité du médecin (radiologues, pneumologues ou rhumatologues).

Une grève de la prise téléphonique des rendez-vous en IRM se poursuit également jusqu’au 31 mars.

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