Les rémunérations minimales des salariés du particulier employeur évoluent au 1er août

PARIS, 24 juillet 2018 – Un arrêté paru au Journal officiel du 24 juillet 2018 étend l’avenant salarial, conclu le 12 janvier 2018 entre la Fepem (Fédération des particuliers employeurs de France) et les fédérations de salariés CGT et FO dans le cadre de nouvelle classification des salariés du particulier employeur.

La nouvelle grille de salaires horaires, qui est entièrement supérieure au Smic, entre en application à partir du 1er août 2018. L’avenant est le premier avenant salarial entré en vigueur depuis celui du 21 mars 2014, qui n’avait été étendu qu’en mars 2016. Il se réfère à la classification du 21 mars 2014, étendue le 18 mars 2016. Celle-ci distingue 21 emplois-repères, répartis sur cinq filières d’activité (enfant, adulte, espaces de vie, environnement technique, environnement externe). Chaque emploi est classé sur une échelle comportant 12 niveaux, mais dont, aujourd’hui, les huit premiers suffisent à classer les 21 emplois-repères définis en 2014. Depuis la conclusion de cette nouvelle classification, les salaires minimaux ne sont plus augmentés en fonction de l’ancienneté, mais peuvent l’être au bénéfice des salariés obtenant une certification professionnelle de branche inscrite au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles).

Nouvelle grille au 1er août 2018

La nouvelle grille horaire démarre à 9,98 € au niveau I (soit 1 736,52 € par mois pour 174 heures), alors que le Smic est actuellement fixé à 9,88 €. Les autres salaires horaires minimaux sont de 10,01 € pour le deuxième niveau, et respectivement de 10,21 €, 10,40 €, 10,60 € et 11,12 € pour les quatre niveaux suivants. Les signataires respectent ainsi l’engagement pris de fixer une grille, dont le salaire horaire du premier niveau soit au moins égal à 1,01 Smic (ou Smic + 1 %), « signe de reconnaissance et de valorisation du secteur des particuliers employeurs ». L’avenant ne modifie pas l’évaluation forfaitaire des avantages en nature repas et logement. Le coût d’un repas reste donc évalué à 4,70 €, le coût du logement à 71 €.