Les salariés de Saira Seats votent la reprise du travail

 SAINT-ÉTIENNE, 30 mai 2017 (AFP) – Les salariés de l’équipementier ferroviaire stéphanois Saira Seats, filiale d’un groupe italien en faillite, ont voté mardi la reprise du travail après une semaine de grève, rassurés par l’implication des élus et un échange entre les ministres français et italien.

Un entretien sur la situation ubuesque de cette entreprise s’est déroulé mardi soir par téléphone entre le ministre francais de l’Economie Bruno Le Maire et son homologue italien Carlo Calenda.

« On a fait le choix d’une reprise du travail demain (mercredi) matin pour ne pas pénaliser nos clients et ne pas augmenter les difficultés provoquées par la faillite de Tosoni, notre actionnaire », a déclaré à l’AFP Hervé Michalon, secrétaire du comité d’entreprise.

Des lignes d’habillage de trains du site d’Alstom Reichshoffen, en Alsace, ont ainsi subi mardi un ralentissement à la suite du gel des expéditions des sièges fabriqués par Saira Seats, note un représentant de l’entreprise basée à Andrézieux-Bouthéon (Loire).

« La reprise du travail, c’est aussi une façon de montrer notre confiance aux élus qui ont annoncé qu’ils prenaient en main notre dossier, face aux lenteurs et aux dysfonctionnements de la justice commerciale italienne », a ajouté le secrétaire du comité d’entreprise.

Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau (LR), avait interpellé le ministre de l’Economie sur la « nécessité d’une cession rapide » de ce fabricant prospère de sellerie pour le ferroviaire (train, tramway, métro), qui n’a plus de nouveaux marchés depuis plus d’un an « à cause de la faillite de son actionnaire ».

L’échange entre Bruno Le Maire et son homologue italien, « qui s’est bien passé, a permis d’avancer sur ce sujet sur lequel les ministres sont assez d’accord. Des décisions ont été prises pour aller dans la bonne voie et parvenir à une issue positive pour l’entreprise », a indiqué à l’AFP le cabinet du ministre, sans plus de détails.

Saira Seats, l’un des deux fabricants français de sièges pour le ferroviaire, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros, principalement avec Alstom, Bombardier et la SNCF et compte 180 employés (dont 50 intérimaires). DM/cha/fga/pb