Les salariés des crèches dispensés du port du masque avec les enfants

PARIS, 17 juin 2020 (AFP) – La réouverture totale des crèches, à partir de lundi, s’accompagnera d’un allégement du protocole sanitaire qui permettra notamment aux professionnels de ne plus porter de masques au contact des enfants, a annoncé mercredi la secrétaire d’État chargée du dossier, Christelle Dubos.

Ce déconfinement total des crèches et autres maisons d’assistantes maternelles, annoncé dimanche par le président Macron, s’accompagne de « consignes sanitaires protectrices et adaptées », a précisé Mme Dubos dans un entretien au Parisien.

Ainsi, si le protocole prévoit toujours un « nettoyage des sols et des jeux » et le « port du masque par les parents et les professionnels le matin en arrivant et le soir en partant », les salariés « n’auront, en revanche, pas à porter de masques durant la journée lorsqu’ils seront avec les enfants », a-t-elle indiqué.

Les enfants, de leur côté, n’ont jamais eu à porter de masque, depuis le début de la crise.

Les consignes précises doivent être communiquées aux professionnels du secteur d’ici jeudi matin, a précisé de son côté à l’AFP Elsa Hervy, la déléguée générale de la Fédération des entreprises de crèches (FFEC), qui représente quelque 10% des 450.000 places en France.

« Nous attendons notamment de savoir si les doudous des enfants pourront faire des allers-retours entre l’école et la maison », a-t-elle dit.

Après le confinement, les crèches avaient été autorisées à rouvrir à partir du 11 mai, mais seulement avec des groupes de 10 enfants maximum, ce qui avait empêché le retour de tous les enfants.

Cette restriction est levée à partir de lundi mais la France continue à « manquer de places » en crèches, a observé Mme Dubos, pour qui « environ 150.000 parents refusent un emploi parce qu’ils n’arrivent pas à faire garder leur enfant ».

Le gouvernement a prévu de créer 30.000 nouvelles places d’ici la fin du quinquennat, a-t-elle rappelé.

« Trente mille, c’est insuffisant, nous le disons depuis longtemps », a commenté à ce propos Mme Hervy. « Nous avons l’espoir que le gouvernement revoie ce chiffre à la hausse, dans le cadre du plan de relance ou de son futur plan sur les +1.000 premiers jours+ de l’enfant ».

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