Les taux garantis annuels évoluent en 2017 dans la métallurgie parisienne

PARIS, 10 mars 2017 – Les taux garantis annuels des salariés des industries métallurgiques de la région parisienne sont revalorisés en 2017, par un accord du 6 février, conclu par le GIM (Groupe des industries métallurgiques de la région parisienne) et par les syndicats de la métallurgie parisienne CFE-CGC, CFDT CFTC et FO.

Le dispositif négocié pour 2017 revalorise de façon non uniforme les taux garantis annuels (TGA). Par rapport aux précédents montants fixés par l’avenant du 2 mars 2014 (étendu le 27 juillet 2014), la revalorisation est de 2,1 % au niveau 1 et de 1,3 % au niveau 5. Par rapport aux montants recommandés par le GIM en 2016, l’augmentation est de 1,2 % au niveau 1 et de 0,8 % au niveau 5. Le premier taux garanti annuel, applicable aussi bien aux personnels administratifs et techniciens qu’aux ouvriers, est ainsi porté de 17 560 € à 17 931 € (soit, en douzième, 1 494,25 €). Les autres montants, concernant le niveau I, passent à 17 951 € et 17 976 € pour les administratifs et techniciens et à 17 977 € et 18 103 € pour les ouvriers.

En haut de grille, le taux annuel garanti le plus élevé, qui est dû à un agent de maîtrise d’atelier, au coefficient 395 du niveau V, passe de 34 989 € à 35 445 € (soit en douzième, 2 953,75 €). Tous les TGA ont une valeur supérieure au Smic annuel en vigueur au 1er janvier 2017, indique l’accord. Cependant, si une revalorisation du Smic intervient courant 2017, l’accord rappelle que la « rémunération mensuelle d’un salarié ne pourra pas être inférieure au Smic correspondant à son horaire de travail effectif ».

Par ailleurs, l’avenant inclut une clause de rendez-vous dans le cas où l’inflation, calculée comme l’évolution entre la moyenne des 12 derniers indices des prix à la consommation connus et la moyenne des 12 indices précédents, venait à dépasser le taux de 1 % d’ici la fin de l’année 2017.

Prime d’ancienneté et de panier

Par ailleurs, l’avenant du 6 février 2017 ne revalorise pas la valeur du point d’ancienneté, servant au calcul des salaires minimaux hiérarchiques, sur lesquels sont assises les primes mensuelles d’ancienneté. Le point reste ainsi fixé à 4,99077 €, c’est-à-dire le montant applicable depuis 2014. L’indemnité de restauration sur le lieu de travail est portée à 6,7836 €