Les universités demandent à l’Etat de soutenir les jeunes diplômés

PARIS, 20 mai 2020 (AFP) – La Conférence des présidents d’université (CPU) a demandé mercredi à l’Etat de soutenir les jeunes diplômés qui arriveront sur le marché de l’emploi à la rentrée, lors d’une visioconférence de presse.

« Il est extrêmement important qu’il y ait des mesures de soutien pour l’emploi des jeunes diplômés qui vont arriver sur le marché du travail à la rentrée 2020 », afin que cette génération ne soit pas « sacrifiée », a déclaré le président de la CPU Gilles Roussel.

Il a souligné « la nécessite que les entreprises puissent continuer à accueillir des étudiants en apprentissage », ainsi que des stagiaires.

Pendant le confinement, « la communauté universitaire a répondu présente de façon assez active, on a réussi à s’adapter », a-t-il indiqué.

Les examens se déroulent « correctement, que ce soit en distanciel ou avec différentes modalités de mise en oeuvre », a-t-il estimé.

Pour la prochaine rentrée universitaire, « on est en train de réfléchir à différents scenarii, qui combinent présentiel et distanciel », a-t-il indiqué. « Les modalités de mise en oeuvre de ces nouveaux plans vont beaucoup dépendre des sites, des disciplines (…) ou des niveaux de formation », a-t-il ajouté, car « dans les premières années on a vraiment besoin d’avoir un lien beaucoup plus fort avec les étudiants ».

A la question de savoir si la crise était susceptible d’affecter le taux de réussite à l’université cette année, Christine Gangloff-Ziegler, vice-présidente de la CPU, a rétorqué: « ce n’est qu’une partie du second semestre qui n’a pas pu se faire dans le cadre du confinement ».

Le vrai risque est de connaître un taux de décrochage plus important l’année prochaine, si jamais on se trouve « dans un scénario où on commence dès le début de l’année avec une dimension hybridée ou fortement à distance », a estimé Olivier Laboux, vice-président de la CPU.

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