Licenciés pour une barbe trop longue: délibéré reporté à janvier

BOBIGNY, 14 décembre 2017 (AFP) – Securitas s’est-elle rendue coupable de discrimination religieuse en licenciant, juste après les attentats du 13 novembre 2015, quatre agents de sûreté à l’aéroport d’Orly de confession musulmane qui refusaient de raccourcir leur barbe? Le conseil des prud’hommes de Bobigny tranchera début janvier.

Le tribunal devait rendre sa décision ce jeudi mais le délibéré a été reporté au 11 janvier à 13H30, le jugement n’ayant pas été motivé par la présidente du conseil, a appris jeudi l’AFP auprès du greffe.

Quelques jours après les attentats du 13 novembre, la filiale française de Securitas Transport Aviation Security (STAS) avait convoqué une vingtaine de ses agents de sûreté, identifiés comme portant une barbe trop longue au regard du « référentiel vestimentaire » de l’entreprise, pour leur rappeler leur obligation de s’y conformer.

Quatre d’entre eux ayant refusé d’obtempérer, ils avaient été mis à pied puis licenciés pour « faute grave ».

S’estimant victimes de discrimination religieuse, ces ex-employés, des trentenaires en CDI depuis huit ou neuf ans dans l’entreprise, réclament 40.000 euros d’indemnité pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse et 10.000 euros de dommages et intérêts.

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