Loi travail: CFE et Unsa Energies mobilisés jeudi, la CGT appelle à la grève reconductible

PARIS, 1 juin 2016 (AFP) – La CFE-CGC Energies et l’Unsa Energies ont décidé de se joindre à la mobilisation prévue jeudi dans le secteur de l’énergie contre la loi travail, notamment à l’initiative de la CGT qui accentue son action en appelant mercredi à une grève reconductible.

Les fédérations CFE-CGC et Unsa, qui sont alliées au niveau de la branche des industries électriques et gazières (IEG), appellent dans un communiqué les salariés du secteur à rejoindre le mouvement de protestation de jeudi « par, a minima, une heure de grève » pour protester contre le « blocage majeur » que constitue l’inversion de la hiérarchie des normes.

« Alors que la raison voudrait que le processus législatif soit suspendu », le gouvernement « laisse entendre qu’il passera à nouveau en force, au mépris des démocraties politique et sociale », écrivent les deux fédérations. « Pour la CFE et l’Unsa Energies, c’est toujours non au texte en l’état, non au dumping social, non à l’insécurité croissante pour les salariés ».

Après la mobilisation du 26 mai, à l’occasion de la dernière journée nationale d’action contre la loi travail, la fédération Mines Energie de la CGT avait déjà appelé à faire de jeudi « un nouveau temps fort de grève et d’initiatives coordonnées ».

Dans un communiqué mercredi, elle appelle désormais à des « mouvements de grève reconductibles dans l’énergie » avec « reprise en main de l’outil de travail » que ce soit dans le secteur électrique ou gazier.

Elle préconise par exemple de « réduire ou arrêter la production électrique », d' »arrêter l’injection ou le soutirage des stockages gaz », la « remise en service des clients démunis coupés pour impayés », des « coupures ciblées d’énergie électrique et gaz des services de l’Etat et des locaux du Medef » ou la « coupure des parcs éoliens et radars routiers ».

FO Énergie et Mines, réunie en congrès à Tours, assure de son côté qu’elle « prendra toute sa place » pour que le retrait de la loi « s’impose ».

Jeudi dernier, le mouvement dans le secteur de l’énergie s’était traduit par une baisse de la production de 6.000 MW, selon la FNME-CGT, avec une douzaine de centrales, dont neuf centrales nucléaires, touchées. Et mardi, la CGT a tenté de perturber par une coupure de courant l’inauguration par François Hollande de la Cité du vin à Bordeaux, mais un groupe électrogène a pris le relais.

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