Loi travail: FO Energie « propose » aux salariés de « marquer plus ouvertement » leur opposition

PARIS, 25 mai 2016 (AFP) – La fédération FO Energie et Mines a indiqué mercredi qu’elle « s’associait » aux journées de grève et de manifestations prévues jeudi et le 14 juin contre le projet de loi travail et qu’elle « proposait » aux salariés de l’énergie de « marquer encore plus ouvertement » la demande de retrait de ce texte.

Soulignant dans un communiqué que le projet de loi porte en son article 2 « la casse des conventions collectives », FO Energie et Mines écrit qu’elle « partage l’analyse de sa confédération et s’associe » aux initiatives prévues les 26 mai et 14 juin.

L’article 2 donne la priorité aux accords d’entreprise sur les accords de branche, ce que refusent catégoriquement les opposants au texte.

La fédération « propose aux électriciens et gaziers de marquer encore plus ouvertement leur demande de retrait de la loi » et de « mettre en débat » lors d’assemblées générales « les modalités d’actions avec notamment la reprise en main de l’outil de travail et la possibilité de reconduire le mouvement ».

La fédération CGT Mines-Energie, première force syndicale du secteur, a appelé mardi à un mouvement « le plus fort possible » dans le secteur, qui pourrait se traduire par des baisses de production.

Elle souligne dans un communiqué que la loi El Khomri « va avoir de graves conséquences » sur les « garanties collectives » des salariés de l’énergie. Mais son appel porte aussi sur la lutte « contre la déréglementation du secteur de l’énergie » et la demande de la « création d’un pôle public de l’énergie en France ».

Les fédérations CGT et FO de l’énergie ont dénoncé à plusieurs reprises ces derniers mois les conséquences pour la branche énergétique, et notamment pour EDF, de la libéralisation du secteur. Elles ont par ailleurs mobilisé à plusieurs reprises depuis cet automne sur des thématiques propres à l’électricien.

Chez EDF, les taux de grévistes pour les différentes journées de mobilisation contre la loi travail vont de 2% à 17%, selon les chiffres fournis par l’entreprise, le plus fort taux ayant été enregistré le 31 mars.

Des chiffres supérieurs de participation ont été enregistrés lors de journées d’action propres à EDF, notamment le 21 janvier (21,12%) lorsque des suppressions d’emplois avaient été annoncées en comité central d’entreprise.

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