LREM relance la proposition du candidat Macron d’une « banque du temps » de travail

PARIS, 21 avril 2020 (AFP) – La République en marche a relancé mardi l’idée d’une « banque du temps », l’une des propositions du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017, qui consiste à moduler le temps de travail hebdomadaire selon l’âge du salarié.

Le mouvement présidentiel a lancé plusieurs chantiers de réflexion depuis le début de la crise liée à la pandémie du coronavirus, dont l’un entend « réinventer le travail », mené par le l’économiste Marc Feracci, par ailleurs conseiller spécial de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et réputé proche d’Emmanuel Macron.

« La République en marche souhaite engager une réflexion sur l’élargissement de la portabilité des droits sociaux attachés à chaque salarié, qui trouverait traduction dans une +banque du temps+ qui permettrait à chacun de moduler son temps de travail tout au long de sa vie », explique le parti dans un communiqué.

L’idée d’une « banque du temps » avait été évoqué par le candidat Macron fin 2016. Il expliquait alors qu’on pouvait « imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? ». « En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long. Il faut donc plus de souplesse, plus de flexibilité », ajoutait-il, dans un entretien à L’Obs.

L’eurodéputé LREM Stéphane Séjourné, ancien conseiller du président de la République, avait lui aussi remis au goût du jour cette idée dans un entretien au Point, lundi, en évoquant « un système souple où la réduction du temps de travail pourrait s’appliquer à partir d’un certain âge ».

La question du temps de travail lors de la sortie de sortie de crise avait créé polémique, la semaine dernière, après que le Medef avait estimé que les Français devraient travailler davantage.

« Parce qu’elle va rendre le travail plus rare, au moins à court terme, la crise que nous vivons interroge ce projet en profondeur », a pour sa part fait observer le numéro un du parti, Stanislas Guerini.

Outre la « banque du temps », La République en marche entend réfléchir sur la « poursuite de la construction d’une protection sociale indépendante des statuts », ou « la mobilité du marché du travail ». Ses travaux doivent être soumis à ses adhérents lors d’une consultation, dès mardi.

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