L’UIMM (métallurgie) s’engage sur 50% d’alternants en plus d’ici à 2023

PARIS, 18 avril 2019 (AFP) – La fédération professionnelle de la métallurgie, l’UIMM, a pris jeudi plusieurs « engagements », dont une hausse de 50% des jeunes en alternance d’ici à 2023, « pour faire de la réforme de la formation professionnelle un succès pour l’entreprise et l’emploi ».

« Depuis 20 ans, on n’a pas assez formé et surtout pas pris assez de risques dans ce domaine », juge dans un communiqué le président de l’UIMM, Philippe Darmayan, à l’occasion d’une convention réunissant l’ensemble de son réseau (42.000 entreprises industrielles).

En tête de ses « engagements », l’augmentation de 50% du nombre d’alternants (contrats d’apprentissage et de professionnalisation) en cinq ans pour atteindre 75.000 fin 2023.

La réforme de la formation votée en septembre est la priorité du gouvernement pour faire baisser le chômage des jeunes en supprimant les « freins » au développement de l’apprentissage et en mettant les branches au coeur du système d’offre de formation.

L’UIMM, qui gère 130 sites de formation, estime avoir la capacité d’accueillir ces nouveaux alternants.

« Près de 60 millions d’euros ont été investis depuis quatre ans ans pour les plateaux techniques et pédagogiques: robots, machines 3D, système de vision, etc. », explique-t-elle.

« 87% des apprentis obtiennent un emploi dans les 6 mois suivant leur formation. 60% des apprentis qui travaillent en entreprise ont obtenu un CDI », souligne-t-elle.

L’apprentissage « est une vraie réponse à un vrai problème français, celui de privilégier les études théoriques », a déclaré à l’AFP M. Darmayan. « 90% de ceux qui ont trouvé un emploi estiment que le métier exercé correspond à leur formation ».

Autre engagement, le doublement du nombre de salariés bénéficiaires de formation dans les PME de moins de 50 salariés pour atteindre 140.000 salariés (soit 40%) fin 2023.

« Ces plans de formation doivent être une stratégie pour faire grossir les PME », selon M. Darmayan, qui veut « améliorer la transversalité » des formations « car ce sont souvent les mêmes métiers pour l’ensemble de l’industrie ».

Enfin, l’UIMM veut doubler le nombre de certifications professionnelles pour atteindre 30.000 par an d’ici à fin 2023.

Ces formations doivent permettre de répondre aux difficultés de recrutement de l’industrie qui, après avoir longtemps détruit de l’emploi, se remet à en créer.

« En raison (d’) un peu de la croissance et beaucoup de la pyramide des âges, l’industrie doit réaliser 250.000 embauches par an jusque 2025 », explique M. Darmayan mais « 50.000 ne sont pas pourvus actuellement ».

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