Macron aux start-up: l’Urssaf est « votre amie »

PARIS, 9 octobre 2018 (AFP) – L’Urssaf, l’organisme de collecte des cotisations sociales, est « votre amie », a assuré mardi le président Macron devant un parterre de dirigeants de start-up, en vantant le rôle de la Sécurité sociale « quand on est malade, au chômage ou vieux ».

Lors d’une rencontre à Paris avec des entrepreneurs à la Station F, pépinière géante de start-up, le chef de l’Etat a été interrogé par un entrepreneur qui jugeait que le poids des charges sociales l’empêchait de recruter.

« Mon ennemi, c’est l’Urssaf », a dit celui-ci au président, suscitant de nombreux applaudissements dans une large assistance de près de 1.500 personnes.

« Je suis obligé de vous le dire parce vous avez eu un vrai succès collectif et donc c’est mon travail de changer cette perception: votre amie, c’est l’Urssaf », lui a répondu M. Macron, s’attirant à son tour des applaudissements nourris.

« Votre amie c’est l’Urssaf parce que c’est ce qui fait qu’en France, contrairement aux Etats-Unis, à l’Inde et beaucoup de pays fascinants de prime abord quand on parle de levées de fonds ou autre, le jour où vous êtes malade, au chômage, vieux, c’est grâce à l’Urssaf que vous payez parfois zéro dans beaucoup de ces situations », a poursuivi le chef de l’Etat.

« On oublie trop souvent de le dire », a-t-il plaidé. Dans les comparatifs entre pays, « il faut aussi qu’on regarde la vie avec un salaire », mais aussi « un coût de la vie » où sont inclus « les risques du quotidien ».

Un peu plus tôt, le chef de l’Etat avait écarté de nouvelles aides fiscales à l’investissement dans les start-up pour les particuliers, en rappelant la réforme de l’impôt sur la fortune et l’introduction d’une « flat tax » afin de favoriser les entrepreneurs et investisseurs.

« Je (ne) vais pas créer en plus des avantages fiscaux », avait-il justifié.

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