Macron juge indispensable la réforme de la fonction publique

 TUNIS, 1 février 2018 (AFP) – Emmanuel Macron a défendu jeudi la réforme de l’organisation de l’Etat en affirmant que cette modernisation inévitable allait garantir la « pérénité véritable » de la fonction publique.

« Ce n’est pas la fin de la fonction publique », a déclaré le président, interrogé par la presse, au second jour de sa visite à Tunis, sur les propositions annoncées dans la matinée par le Premier ministre Edouard Philippe.

Cette modernisation pose « les conditions de la pérénité véritable » de la fonction publique, qui ne doit pas apparaître aux yeux des Français comme « une citadelle protégée ».

« Bien sûr, nous garderons le statut (des fonctionnaires) mais il faut avoir une souplesse de gestion, car c’est une bonne manière d’avoir une gestion contemporaine », a-t-il estimé.

Car, avec une organisation qui remonte à 1947, « des éléments de bon sens de la gestion de la fonction publique ne sont plus appliqués à cause des rigidités », selon lui.

Il faut donc permettre à l’Etat de se « réorganiser plus vite comme le font les entreprises ». « Sinon vous gérez tout par le statut, y compris l’impossibilité de bouger », a-t-il expliqué.

Au terme d’un comité interministériel ayant réuni une quinzaine de ministres, M. Philippe a expliqué à Paris qu’il fallait « adapter » et « assouplir » le statut de la fonction publique.

Il a annoncé vouloir étendre « largement » le recours aux contractuels ne bénéficiant pas de l’emploi à vie « notamment pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public ».

Sur les cinq millions de fonctionnaires, environ 940.000 étaient contractuels à la fin 2015.

Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a pour sa part évoqué un projet de plan de départs volontaires de fonctionnaires.

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