Macron refuse d’abandonner sa réforme du droit du travail, mais recevra les partenaires sociaux

PARIS, 1 mai 2017 (AFP) – Emmanuel Macron a opposé lundi une fin de non-recevoir à Jean-Luc Mélenchon en refusant d’abandonner sa réforme du droit du travail, mais s’est engagé à rencontrer « toutes » les organisations syndicales et patronales s’il est élu président le 7 mai.

« Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons », a justifié M. Macron lors d’un meeting à Paris devant plusieurs milliers de personnes.

M. Mélenchon, qui a refusé de dire s’il voterait blanc ou pour M. Macron, avait appelé dimanche le candidat d’En marche! à faire un « geste » en direction des Insoumis, lui suggérant de « retirer son idée de réforme du code du travail ».

S’il a opposé un refus à cette demande, M. Macron s’est en revanche engagé à recevoir et à se concerter avec « toutes » les organisations syndicales et patronales s’il est élu dimanche à la présidence de la République face à la candidate FN Marine Le Pen.

La « transformation du pays, je la mènerai en respectant la part de responsabilité, la part de représentation qui est celle de nos organisations syndicales et patronales. Je les recevrai toutes et je concerterai avec toutes », a déclaré M. Macron.

Lors de son meeting à La Villette (XIXe arrondissement de Paris), il a aussi fait applaudir « les travailleurs et leurs représentants » qui ont défilé le jour même, « parce que le 1er mai, c’est la journée de leurs droits, d’un droit social construit universellement par les travailleurs pour la justice sociale ».

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