Mailly (FO) critique le projet de loi « avenir professionnel »

PARIS, 5 avril 2018 (AFP) – Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a critiqué jeudi le projet de loi « avenir professionnel » dont bien des points vont « plus loin » que les accords conclus entre les partenaires sociaux, devant l’Association des journalistes sociaux (Ajis).

Il y a « pas mal de points des accords qui ne sont pas respectés, ou qui vont plus loin, ce qui pose quand même un problème « , a-t-il dit.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, présentera vendredi son projet de loi « avenir professionnel » réformant la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, avant sa présentation en Conseil des ministres fin avril. Le projet devait être transmis cette semaine au Conseil d’Etat et aux partenaires sociaux.

A l’exception de la CGT, les partenaires sociaux, syndicats et patronat, ont signé un accord sur la formation professionnelle et un sur l’assurance-chômage.

Sur la formation professionnelle, M. Mailly estime qu’un compte de formation professionnelle en euros plutôt qu’en heures comme l’a décidé le gouvernement, sera « inflationniste ».

Il a exprimé la crainte que beaucoup de salariés veuillent « se débrouiller tout seuls et ils risquent de se faire avoir ». « Entre un beau schéma sur un papier un peu techno et la réalité, parfois il y a un monde », a-t-il ajouté.

La réforme prévoit aussi que les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) ne collectent plus l’argent de la formation mais que celui-ci soit collecté par les Urssaf, organismes collecteurs des cotisations sociales.

« Il va falloir adapter tout le personnel, 4 à 5.000 personnes, à un nouveau métier », a lancé M. Mailly. « Que vont devenir les Fongecif, il y a 1.000 salariés dans les Fongecif », a-t-il interrogé, à propos des fonds gérant le congé individuel de formation, qui doit être transformé par la réforme.

dec-bow/db/shu