Manifestation en marge de la vente des Hospices de Beaune

BEAUNE, 18 novembre 2018 (AFP) – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche en marge de la 158e vente aux enchères des Hospices de Beaune (Côte-d’Or), en majorité du personnel de l’hôpital et des pompiers dénonçant notamment le manque d’effectifs.

Les manifestants, dont les banderoles clamaient « les Hospices de Beaune c’est nous » ou encore « l’hôpital trinque à votre santé », rejoints par quelques « gilets jaunes », étaient partis en début d’après-midi de l’hôpital et devaient rejoindre le centre ville, mais n’avaient pas été autorisés à manifester devant l’Hôtel Dieu, où se tient la vente.

Ils étaient 200 selon la police, 300 selon les organisateurs.

Le personnel hospitalier défilait à l’appel de CGT et de la CFDT tandis que les pompiers marchaient sous la bannière de la Fédération autonome Sapeurs-pompiers professionnels-Personnels administratifs et techniques (FA SPP-PATS).

« Nous manifestons pour rappeler que les hospices de Beaune, c’est avant tout un hôpital, créé pour les pauvres. On a l’impression que cet aspect-là a été complètement oublié », a indiqué à l’AFP Lise Malbec, sage-femme, syndicaliste CGT et l’une des organisatrices.

« On est un hôpital public qui souffre terriblement (…) d’un manque de personnel et les conditions de travail se dégradent », a-t-elle ajouté, précisant que « le but n’est surtout pas de bloquer la vente des vins », dont une partie de la recette est justement destinée à la modernisation de l’hôpital.

Les pompiers, de leur côté, dénonçait « des secours en Côte-d’Or (qui) sont à l’agonie » en raison d’une diminution des effectifs et d’une augmentation du nombre d’interventions. « Ca devient très très dur », a indiqué Matthieu Brégand, président du syndicat FA SPP-PATS en Côte-d’Or.

La vente de charité des Hospices de Beaune, organisée sous le marteau de Christie’s, attire chaque année de nombreux acheteurs étrangers et se tient essentiellement au profit de l’institution hospitalière des Hospices, fondée au XVe siècle par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne.

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