Manifestation jeudi pour les « petites mains » du Park Hyatt Vendôme

PARIS, 15 octobre 2018 (AFP) – La fédération CGT du commerce et des services a appelé lundi à une manifestation jeudi en soutien aux salariés de la sous-traitance du palace parisien Park Hyatt Vendôme, en grève depuis 20 jours et qui réclament d’être embauchés par l’hôtel, et non par un sous-traitant.

Environ 35 personnes se sont à nouveau rassemblées lundi devant la porte de l’hôtel de luxe de la rue de la Paix, a constaté un journaliste de l’AFP. Au micro, Claude Levy du syndicat CGT Hôtels de prestige et économiques (CGT-HPE) a annoncé pour jeudi une « manifestation nationale de soutien » à l’appel de la fédération CGT du commerce et des services.

« On ne peut pas laisser passer ce qui est arrivé vendredi », a expliqué à l’AFP Amar Lagha, son secrétaire général, en référence à l’évacuation des grévistes réunis devant l’entrée du palace par les forces de l’ordre. Samedi, un autre rassemblement devant l’hôtel avait réuni une centaine de personnes.

Munis de casseroles et de tambours, les grévistes scandaient lundi « sous-traitance, maltraitance » sous les yeux de quelques policiers qui se tenaient à distance.

« Sous prétexte de trouble à l’ordre public », selon Claude Levy, la préfecture n’avait pas autorisé de rassemblement devant le porche de l’hôtel, leur demandant de se tenir sur le « trottoir d’en face ». Une situation qu’il a jugée « inacceptable », annonçant un piquet de grève « tous les jours de 12 heures à 15 heures » à l’entrée du palace parisien.

« L’état protège Hyatt » ou encore « police nationale, police du capital », ont chanté les manifestants, qui ont aussi martelé leur volonté d’aller « jusqu’au bout ».

Le cortège de jeudi doit partir à la mi-journée du Park Hyatt Vendôme vers le Hyatt Madeleine (8e arrondissement), a précisé Claude Levy. Par ailleurs, la CGT « se réserve la possibilité de mener des actions dans des palaces dans toute la France », a indiqué Amar Laghar à l’AFP.

Les grévistes – près de 75% du personnel de la sous-traitance, selon la CGT-HPE – demandent leur intégration dans les effectifs de l’hôtel, « seul palace parisien » qui fait appel à une société extérieure pour son service hébergement (gouvernantes, équipiers, femmes et valets de chambre).

Ils réclament également une augmentation pour leurs collègues déjà intégrés.

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