Manifestations de chauffeurs VTC pour appuyer leurs revendications

A Paris, 180 à 200 chauffeurs VTC s’étaient rassemblés tôt porte Dauphine avant de se diriger vers Bercy en traversant Paris via l’Assemblée nationale et le ministère des Transports, situé boulevard Saint-Germain, a constaté l’AFP.

Ils n’ont toutefois pas pu s’approcher du ministère et ont été cantonnés à l’angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Raspail par les forces de l’ordre, bloquant la circulation sur cet axe du centre de la capitale.

Descendus de voiture, ils y ont manifesté durant deux heures, déployant banderoles réclamant la détaxe des carburants ou l’instauration d’un tarif minimum.

Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement tous les mardis de février et de mars, en se donnant rendez-vous Porte Dauphine à 06H00.

« Le gouvernement ne nous écoute pas, donc nous devons retourner dans la rue », a souligné devant ses collègues Mickaël Cussy, responsable FO Capa-VTC. « Une chose est sûre, nous ne lâcherons pas ces revendications car les chauffeurs VTC n’arrivent plus à vivre dignement de leur métier », a lancé pour sa part Karim Aissaoui (CFDT-VTC).

A Bordeaux, la manifestation devait durer également toute la journée et mener les chauffeurs VTC en plusieurs points stratégiques de la ville, avec à chaque arrêt une action de blocage temporaire: partis du parc des Expositions, ils sont allés gare Saint-Jean à l’arrivée de trains venant de Paris. Ils prévoyaient de se rendre ensuite devant la préfecture et la mairie en centre-ville ainsi qu’à l’aéroport de Bordeaux/Mérignac.

Des mouvements similaires étaient prévus notamment à Marseille, Nice ou Lille, ont indiqué les organisateurs. A Lyon, la manifestation des chauffeurs VTC est prévue mercredi.

Les chauffeurs VTC demandent en particulier le renforcement de la lutte contre les plateformes illégales et les fausses cartes VTC, la fixation d’un tarif minimum, un numerus clausus de leur profession et la détaxation des carburants.

A Bordeaux, ils réclament en outre le droit de circuler dans les voies de bus, un emplacement dédié pour charger et décharger à la gare et à l’aéroport, et un accès aux rues du centre-ville qui comportent des bornes automatiques.

Par ailleurs, dans la matinée, le ministère des Transports a annoncé avoir demandé à l’application de covoiturage Citygo « de faire cesser toute pratique illégale » sur son site. Les chauffeurs VTC reprochent à des conducteurs utilisant Citygo de multiplier les trajets et les parcours, au risque de transformer le covoiturage en une activité de transport de personnes.

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