Martinez (CGT): « un large mouvement social peut avoir lieu »comme en 68

PARIS, 28 mars 2018 (AFP) – Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, estime mercredi « évident qu’un large mouvement social de contestation peut avoir lieu » après « la réussite du 22 mars », ajoutant qu' »en mai 68, c’est parti comme cela ».

Il y a 50 ans, « il n’y a pas eu d’appel général à la grève, mais un enchainement de mobilisations qui ont convergé », rappelle Philippe Martinez dans un entretien à l’Humanité.

« Il faut partir des réalités du monde du travail. Et, plutôt que de globaliser et de donner un mot d’ordre, nous proposons à tous de se mobiliser sur la base de leurs propres revendications pour qu’ils agissent ensemble en même temps », explique-t-il en soulignant la nécessité de « faire du cousu main ».

Saluant la « très forte mobilisation » des fonctionnaires et cheminots le 22 mars, Philippe Martinez relève aussi « une multitude de mobilisations chez Air France, dans le secteur de l’énergie, dans les grosses entreprises de la métallurgie, à l’image de Ford, ou encore dans la distribution comme chez Carrefour ou chez Pimkie ».

« Il y a beaucoup de luttes. Et le 19 avril sera donc une journée d’action interprofessionnelle », explique-t-il.

Concernant la méthode de concertation du gouvernement, Philippe Martinez s’interroge sur « l’intérêt de jouer les faire-valoir, les potiches d’une concertation et d’un dialogue social qui n’en sont pas ».

Il reproche au gouvernement de vouloir « cantonner » son syndicat « dans le club des contestataires » et de mettre « sous la table » toutes les propositions avancées par la CGT.

Des préavis de grève vont toucher la SNCF à partir du 3 avril contre le projet de réforme ferroviaire. Chez Air France, les personnels sont appelés à cesser le travail vendredi puis les 3 et 7 avril.

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