Médecins intérimaires: l’Ordre durcit le ton contre le boycott des hôpitaux

PARIS, 4 juin 2018 (AFP) – Les médecins intérimaires, appelés par un syndicat à boycotter les hôpitaux publics pour protester contre le plafonnement de leur salaire, doivent « tenir compte de (leurs) responsabilités éthiques et déontologiques », a indiqué lundi l’Ordre des médecins.

« Les médecins ont légitimement le droit de défendre collectivement leurs intérêts matériels » mais cela « ne peut les exonérer de leurs responsabilités éthiques et déontologiques », a estimé l’Ordre dans un communiqué.

Cette prise de position intervient après la polémique suscitée par l’appel du Syndicat national des médecins remplaçants en hôpitaux (SNMRH) à « éviter » les hôpitaux publics, tenus d’appliquer depuis le 1er janvier un plafond de rémunération pour les praticiens intérimaires.

L’Ordre avait dans un premier temps fait savoir qu’il n’avait « pas vocation à intervenir dans une action collective de confrères mécontents d’une réglementation limitant leurs rémunérations ».

Mais la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a jugé la semaine dernière que le syndicat faisait preuve d’une « attitude irresponsable » et a enjoint les hôpitaux à « ne céder à aucune forme de chantage ».

Dans son nouveau message, l’Ordre souligne que « le manque d’attractivité de la carrière de praticien hospitalier est parfaitement connu » et « ne saurait justifier » que des remplaçants décident « d’annuler des journées opératoires programmées parfois de longue date ».

« Ces comportements, peu soucieux du devoir d’humanité envers les patients, sont susceptibles de nuire à leur prise en charge et déconsidèrent la profession », insiste l’Ordre.

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