Medef: un ralliement et de nouveaux soutiens pour Alexandre Saubot

PARIS, 4 juin 2018 (AFP) – Le vice-président du Medef Alexandre Saubot, candidat à la succession de Pierre Gattaz, a engrangé lundi le ralliement d’un autre prétendant à la tête du Medef, Frédéric Motte, et obtenu le soutien de plusieurs fédérations, dont celle du commerce.

« J’ai vu ce qu’Alexandre Saubot avait fait à l’UIMM pour réformer la gouvernance de la branche et intégrer davantage les territoires », a déclaré aux Echos Frédéric Motte, président du Medef des Hauts-de-France, pour justifier son choix.

« C’est ce qu’il faut faire au Medef », a ajouté M. Motte, qui avait démissionné de son poste de vice-président du Medef national chargé du pôle branches, mandats et territoires afin de se lancer dans la course à la succession de Pierre Gattaz.

Ce retrait ramène à quatre le nombre de candidats encore en lice pour prendre la tête du Medef lors de l’Assemblée générale du mouvement, qui se tiendra le 3 juillet, alors qu’ils étaient neuf à l’origine.

Les trois autres prétendants sont Geoffroy Roux de Bézieux, patron de Notus Technologies, Olivier Klotz, président du Medef Alsace, et Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes.

Mais le match se joue désormais surtout entre Alexandre Saubot et Geoffroy Roux de Bezieux, tous deux poids lourds de l’organisation patronale où ils ont oeuvré ces dernières années comme vice-présidents.

– Semaine cruciale –

Lundi, Alexandre Saubot a ainsi obtenu le soutien de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui représente les principales enseignes françaises, et dispose de 16 sièges à l’assemblée permanente de l’organisation patronale.

Il a également engrangé le soutien de l’Association française de la gestion financière (AFG), représentant les gestionnaires des fonds, et qui dispose de cinq sièges à l’assemblée permanente du Medef.

Ce polytechnicien de 53 ans, patron du groupe familial industriel Haulotte, avait déjà rallié à sa cause de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), la Fédération bancaire française (FBF) et puissante UIMM, fédération du secteur de la métallurgie.

Geoffroy Roux de Bezieux, de son côté, a bénéficié ces derniers jours du ralliement de deux autres candidats: celui de Dominique Carlac’h, seule femme prétendante au poste, et celui de Jean-Charles Simon, directeur général du Medef sous la présidence de Laurence Parisot.

Ce diplôme de l’Essec, qui a créé plusieurs entreprises dans le secteur des télécoms, comme The Phone House et Omea Telecom, a également reçu le soutien de la Fédération des services aux particuliers (FESP) et de la Fédération française des assureurs (FFA).

D’autres grosses fédérations, à l’image de la Fédération française du bâtiment (FFB), ou de la Fédération française des industries de santé (FEFIS) n’ont pour leur part pas encore annoncé leur préférence. La FFB doit pour sa part se décider le 14 juin.

Les deux autres candidats, Olivier Klotz et Patrick Martin, n’ont à ce stade pas bénéficié de soutiens du côté des fédérations. Mais le second a obtenu le ralliement de deux autres prétendants: Fabrice Le Saché et Pierre Brajeux.

La bataille se joue en outre simultanément au niveau des fédérations territoriales, qui ont aussi des voix à l’Assemblée générale: 25 présidents de Medef territoriaux et régionaux — représentant 41 voix — ont déjà annoncé leur soutien à M. Roux de Bézieux.

Dans ce contexte, les deux autres candidats, issus des territoires, devraient être assidûment courtisés. « Cette semaine va être importante en termes de ralliements », pronostique Thibault Lanxade, proche du patron de Notus Technologies.

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