Métallurgie: la CGT dénonce « une mascarade de négociation »

PARIS, 3 février 2017 (AFP) – La CGT-métallurgie, première fédération du secteur, a déploré vendredi une « mascarade de négociation » sur une convention collective unique, appelant les salariés à « agir » du 27 février au 3 mars pour mettre la pression sur le patronat.

Engagées en décembre, ces discussions visent à doter d’ici fin 2017 les 1,4 million de salariés du secteur d’un socle commun de travail et de garanties sociales (salaires, formation, conditions de travail, etc…).

Mais sur la thématique sensible des « classifications », autrement dit des grilles de salaires, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) « vient de donner une fin de non-recevoir totale » aux propositions de la CGT, affirme dans un communiqué la fédération syndicale (31,2%).

Selon la CGT, qui explique avoir quitté vendredi matin la séance, l’organisation patronale a par ailleurs « refusé d’intervenir pour que cessent immédiatement les attaques des UIMM dans les départements visant la suppression de la prime d’ancienneté ».

Pour « peser dans les négociations et sortir du piège du patronat », la fédération invite les salariés à « agir dans leurs entreprises et dans les territoires la semaine du 27 février au 3 mars », sans préciser sous quelle forme.

En juin, l’UIMM et l’ensemble des fédérations syndicales (CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT) s’étaient mis d’accord, après trois ans de discussions, sur le cadre des futures discussions.

L’enjeu est de doter la branche d’une convention collective nationale unique, alors qu’il existe 76 conventions collectives territoriales, disparates, et une convention nationale seulement pour les ingénieurs et cadres.