Mobilisation 22 mars: l’Unsa-Education partage les revendications mais juge la grève prématurée

PARIS, 20 mars 2018 (AFP) – Le syndicat Unsa-Education partage les revendications portées par l’intersyndicale qui a appelé à la grève le 22 mars, mais préfère pour le moment travailler à « convaincre » l’opinion qu’il faut défendre le service public, a affirmé mardi son secrétaire national.

« Sur le fond, il n’y a pas de divergence. Nous sommes comme eux (l’intersyndicale, ndlr) attachés à un modèle de service public qui est actuellement bousculé », a déclaré Frédéric Marchand, récemment arrivé à la tête de l’Unsa-Education, deuxième syndicat du secteur, tous métiers confondus.

« Nous n’excluons pas la grève, mais pour nous c’est trop tôt », d’autant que la journée de mobilisation devient « un peu fourre-tout » puisqu’elle rassemble les revendications des fonctionnaires, des cheminots de la SNCF ou encore de syndicats enseignants et étudiants contre les réformes de l’université et du bac, a-t-il noté lors d’un point presse.

« Nous ne sommes pas pour des manifestations qui sont dans la convergence des luttes », a-t-il encore déclaré.

« Nous pensons que la grève n’est pas le meilleur moyen d’agir pour le moment, mais nous n’excluons pas » ce moyen d’action, a-t-il encore dit, ajoutant craindre qu’un mouvement « pas majoritaire et impopulaire » puisse « conforter le gouvernement » dans ses choix politiques.

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC a appelé à cesser le travail et à manifester jeudi.

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