Nouvelle grève des pilotes d’Air France en vue fin juin

PARIS, 17 juin 2016 (AFP) – Les pilotes d’Air France sont de nouveau appelés à faire grève du 24 au 27 juin inclus pour défendre l’emploi et leurs rémunérations, ont annoncé vendredi les syndicats SNPL, Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué transmis à l’AFP.

Les trois organisations estiment que la direction d’Air France n’a formulé que « de très vagues promesses » pendant les négociations menées à l’occasion de la précédente grève, du 11 au 14 juin.

Lancé au lendemain du début de l’Euro de foot (10 juin-10 juillet), ce mouvement social avait conduit à l’annulation de 20% des vols en moyenne, les destinations moyen-courriers étant les plus touchées. La direction avait recensé chaque jour un quart de grévistes, les syndicats évoquant de leur côté « sept pilotes sur dix » en grève.

La nouvelle grève débutera vendredi 24 juin à 00H01 pour se terminer lundi 27 à 23H59, a précisé à l’AFP Grégoire Aplincourt, président du Spaf (21% des voix pilotes).

D’après lui, le syndicat majoritaire SNPL (65%) et Alter (9,85%, non représentatif) appellent de nouveau à une grève par plages horaires, et non par journée entière comme le Spaf.

Les représentants des pilotes français réclament des garanties sur l’activité de la compagnie Air France, en perte de vitesse, selon eux, par rapport aux autres composantes du groupe Air France-KLM (Transavia, Hop! et KLM).

Sur la question du partage d’activité long-courrier entre Air France et KLM, au coeur du conflit, la direction s’est engagée à étudier le dossier après l’entrée en fonction de Jean-Marc Janaillac, le 4 juillet, à la tête du groupe Air France-KLM.

« Malgré un premier mouvement de grève très largement suivi et soutenu, le président (d’Air France Frédéric) Gagey continue de faire la sourde oreille et de se cacher derrière la soi-disant absence de gouvernance à la holding », écrivent les trois syndicats.

« S’il a reconnu la justesse de nos revendications, son engagement se limite malheureusement toujours à de très vagues promesses », poursuivent-ils en appelant « à une reprise du dialogue au plus vite ».

Les pilotes grévistes s’opposent également à la modification de certaines règles de rémunération, décidée par la direction au 1er juin et qui entraînera, selon le SNPL, une « baisse de salaire de 5% ».

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