Nouvelle journée de mobilisation des agents des finances publiques

PARIS, 28 mars 2019 (AFP) – Les agents des finances publiques se sont à nouveau rassemblés à Paris jeudi afin de protester contre les « vagues de suppressions d’emplois » et la « dégradation de la qualité de service public » au sein de leur administration.

Près de 2.000 personnes ont défilé à Paris, selon Solidaires, à l’appel de l’intersyndicale (Solidaires, CGT, FO, CFDT, CFTC), de la place de la Bastille jusqu’à Bercy.

« On en a marre d’être pris pour la cible numéro 1 quand il s’agit de supprimer des emplois », a déclaré Anne Guyot-Welke de Solidaires-Finances publiques, premier syndicat au sein des finances publiques (DGFiP).

« Il va falloir que (Gérald) Darmanin prenne conscience qu’il est à la tête d’un ministère où les missions sont primordiales », a-t-elle ajouté en évoquant le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Marchant derrière une voile de bateau pirate montée sur le fourgon de tête, les manifestants venus de toute la France ont arboré des slogans comme « Finances publiques, même plus l’impôt sur les os » ou « Stop les sévices publics, oui aux services publics ».

Pour Philippe Craste, secrétaire national de CGT-Finances publiques, les « vagues » de suppressions d’emplois vont « s’accélérer avec la réforme de la fonction publique et Cap 2022 », un rapport publié en 2018 préconisant une série de pistes de transformation de la sphère publique représentant 30 milliards d’euros d’économies d’ici 2022.

« On parle d’une suppression de 15.000 à 30.000 postes au sein des finances publiques alors qu’on estime qu’il nous manque déjà à minima 30.000 emplois », a-t-il ajouté évoquant un « vrai recul de la qualité de service public de proximité » et de « catastrophe pour les usagers ».

Les agents des finances publiques s’étaient déjà mobilisés le 14 mars dans toute la France avec un taux de grévistes 27,3%, selon le ministère, 30% selon Solidaires.

Ce jeudi, Solidaires évoque 20% de grévistes. Contactée par l’AFP en fin d’après-midi, la DGFiP n’avait pas encore les chiffres définitifs de grévistes.