Nucléaire: grève d’agents EDF de la centrale de Flamanville (CGT)

 RENNES, 29 novembre 2018 (AFP) – Des salariés de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) sont en grève pour protester contre ce qu’ils considèrent comme des « attaques du gouvernement » contre leur outil de travail, a-t-on appris jeudi auprès de la CGT.

Peu avant 6H00 du matin, une quarantaine d’agents EDF ont organisé un barrage filtrant et distribué des tracts devant l’entrée des deux réacteurs de la centrale, sans en bloquer l’accès ni le fonctionnement, ont indiqué à l’AFP la CGT et la direction d’EDF à Flamanville.

Selon la direction, le taux de grévistes oscille entre 18 et 21%.

Mais la CGT comptabilise elle « 251 grévistes », soit « 40,9% des effectifs présents » sur les sites 1 et 2 (réacteurs en service).

Une assemblée générale du personnel réunie mercredi soir avait voté une grève de 24 heures à l’appel de ce syndicat.

« Nous souhaitons une revalorisation des salaires. A cela s’ajoute la contestation née des annonces faites par Emmanuel Macron, qui constituent une attaque contre notre outil de travail avec la fermeture de Fessenheim et celle de 12 réacteurs d’ici 2035 », a déclaré à l’AFP Richard Cécile, secrétaire général CGT de Flamanville.

« L’écologique Macron décide, après l’augmentation du carburant, la fermeture du nucléaire en faisant croire au peuple qu’on peut remplacer une centrale qui fonctionne 24H/24 par des éoliennes et du solaire qui sont des moyens de production d’énergie utiles mais sporadiques », a-t-il ajouté.

Sur l’épineuse question du nucléaire, Emmanuel Macron a choisi mardi la voie du compromis en annonçant jusqu’à six nouvelles fermetures de réacteurs nucléaires d’ici 2030, moins que ce qu’espéraient les écologistes. Il a également confirmé que la part du nucléaire serait ramenée à 50% de la production d’électricité à l’horizon 2035, contre un objectif initial à 2025 dans la loi de transition énergétique. Au total, 14 réacteurs de 900 mégawatts seront arrêtés d’ici à 2035.

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