Ouverture dominicale des commerces: des syndicats dénoncent une tribune « vide d’arguments »

 PARIS, 21 août 2018 (AFP) – Le collectif parisien de syndicats du commerce Clic-P a dénoncé mardi la tribune « vide d’arguments » de députés LREM qui appelaient dimanche à « aller plus loin » dans les possibilités d’ouverture dominicale des commerces.

« Non, 1.500 emplois n’ont pas été créés dans les grands magasins parisiens à la faveur de la création des zones touristiques internationales », fustige le Clic-P (SUD Commerce, CGT, Seci-Unsa et SCID), en réponse aux 22 députés LREM qui affirmaient dans le Journal du dimanche que la loi Macron de 2015 avait permis la création de 1.500 postes.

Les signataires de la tribune, qui demandaient que les commerçants se voient offrir « la liberté d’ouvrir ou non le dimanche », n’ont pas « vérifié le chiffre de création d’emplois dans les grands magasins parisiens », éreinte le collectif de syndicats: « 1.500 annoncés, alors que les bilans sociaux communiqués par les magasins concernés en indiquent moins de 300 (5 fois moins !) ».

« Et le dimanche n’est pas le deuxième mais le troisième jour en chiffre d’affaires », ajoutent les quatre syndicats, fermement attaché au « maintien d’un jour de repos commun à tous, hormis les services indispensables ».

« Loin des idées reçues, de nombreux salariés sont demandeurs de cette liberté de travailler le dimanche », écrivaient Buon Tan (Paris), Benoit Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LREM dans les colonnes du JDD.

« Certains le sont, sans doute… tant que les majorations (de salaire) existent », répond le Clic-P. « Mais tout laisse à penser que la prochaine étape que voudront franchir les patrons de la distribution, c’est la disparition des majorations… à la faveur de la banalisation du travail dominical. »

Depuis la loi Macron de 2015, les magasins situés dans des « zones touristiques internationales » (ZTI) peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu’à minuit sous réserve de la conclusion d’un accord.

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