Ouverture jusqu’à 20H30: appel à la grève aux Galeries Lafayette Haussmann

PARIS, 8 septembre 2016 (AFP) – Les salariés des Galeries Lafayette Haussmann sont appelés à la grève vendredi pour protester contre le projet de la direction d’ouvrir le magasin parisien tous les jours jusqu’à 20H30, avec arrêt du volontariat au-delà de 19H00 et remise en cause de primes existantes, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

« Salariés des Grands Magasins, n’attendez pas que les négociations soient terminées, mobilisez-vous maintenant pour votre avenir! », écrit le SCID, seul syndicat à appeler à la grève.

Le syndicat demande « le maintien du volontariat (pour les horaires au-delà de 19H00), le maintien des primes existantes » et proteste « contre l’extension des horaires d’ouverture », a indiqué à l’AFP David Pereira, un de ses représentants.

La direction des Galeries Lafayette a entamé des négociations avec les syndicats en vue d’ouvrir à partir de début 2017 son magasin du boulevard Haussman jusqu’à 20H30, selon plusieurs sources syndicales. Le magasin ferme jusqu’à présent à 20H00, hormis le jeudi (20H30).

Pour cela, l’enseigne a décidé de remettre en cause le volontariat, ainsi que des primes existantes, dont certaines « d’usage, en vigueur depuis 2007 », a expliqué M. Pereira.

Le projet prévoit que les salariés seraient obligés de travailler dix fois dans l’année jusqu’à 20H30, et une seule prime liée à cet horaire. Jusqu’à présent des primes existaient pour différents horaires au-delà de 19H00 et la perte pour un salarié qui travaillait avant jusqu’à 20H00 par exemple « se monte à 260 euros par mois », selon le représentant syndical.

Interrogée par l’AFP, la direction s’est refusée à tout commentaire sur les négociations mais souligné que ce réaménagement des horaires « vise à s’adapter aux standards du métier de Grand Magasin et à accompagner la transformation culturelle de l’entreprise, dans un contexte concurrentiel très fort ».

Ce que les Galeries Lafayette ont dû « donner dans l’accord sur le travail dominical (en termes de contreparties financières, ndlr), ils le retirent » avec ce projet, a observé un représentant de la CGT commerce.

L’enseigne a conclu le 20 mai avec la CFE-CGC et la CFTC un accord sur le travail dominical pour ouvrir tous les dimanches son magasin amiral, situé en zone touristique internationale aux termes de la loi Macron. Elle entend le mettre en oeuvre malgré l’opposition des syndicats CGT, FO et SCID, la justice ayant selon elle tranché sur la représentativité du SCID qu’elle conteste depuis qu’il s’est désaffilié de la CFDT. Mais le SCID fait valoir qu’une audience est programmée le 22 septembre.

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