Pacte du pouvoir de vivre »: les organisations attendent « des actes » et « du concret »

PARIS, 27 août 2019 (AFP) – Les organisations à l’initiative du « Pacte du pouvoir de vivre » ont reconnu mardi « une porte ouverte » mais attendent « du concret » et « des actes », ont-elles fait savoir, à l’issue de deux heures d’entrevue mardi avec le Premier ministre à Matignon.

« S’il y a une volonté en terme de méthode de faire évoluer les choses, maintenant il va falloir aussi des actes concrets », a réagi Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, aux côtés de 18 autres organisations.

L’ancien ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, qui avait aussi initié ce pacte au printemps, avec sa fondation, n’était pas présent mais représenté.

Du côté de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, délégué général, a souligné avoir dit au gouvernement: « vous ne pourrez pas changer tout d’en haut, il faut travailler avec nous, les citoyens, la crise démocratique est trop forte ».

« De ce point de vue là, il semble que le gouvernement ouvre la porte en disant: cette expertise, cette capacité de changement, on peut la faire avec vous », a-t-il ajouté, faisant état d’un « calendrier de trois mois » de travail.

Mais sur la question des « passoires thermiques », l’une des demandes phares des ONG, « le gouvernement n’a pas voulu accélérer, n’a pas dit qu’il allait mettre plus de moyens dans le projet de loi de Finances » (PLF), a-t-il regretté.

« Il va falloir des actes forts, des preuves d’amour », a-t-il assuré.

« Il y a le PLF 2020, nous avons porté des ambitions sociales (…) écologiques (…) et donc on attendra des actes », a renchéri Laurent Berger.

« On a senti une modification dans l’ouverture » mais « aujourd’hui il n’a rien lâché », a lancé pour sa part Patrick Doutreligne, de l’Uniopss (Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux), déplorant qu' »aucune mesure concrète » n’ait été « proposée ».

Le collectif a mis en exergue plusieurs « mesures d’urgence », comme interdire la location de logements indignes et de passoires énergétiques, évaluer l’impact de toute nouvelle loi sur les 10% les plus pauvres ou revaloriser les minima sociaux et les faire évoluer au même rythme que les revenus du travail.

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