Pas d' »urgence » à réformer le code du travail, selon la CFE-CGC

 PARIS, 15 mai 2017 (AFP) – Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a estimé lundi qu’il n’y avait pas d' »urgence » à réformer à nouveau le code du travail, appelant le gouvernement à favoriser la concertation avec les organisations syndicales.

Il faut que le président de la République Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe « abordent la question de l’urgence avec beaucoup de prudence », a prévenu le président du syndicat des cadres sur France info.

« Il n’y pas de sujet, notamment en matière sociale, qui soit aussi grave, ou aussi urgent qu’on doive le traiter sans concerter correctement avec les organisations syndicales », a-t-il expliqué, interrogé sur les projets du nouveau chef de l’Etat en matière de droit du travail.

« S’il y a urgence, il y a urgence à ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé » en précarisant les droits des salariés, a jugé M. Hommeril.

« Je ne vois pas l’utilité et l’intérêt des ordonnances », a poursuivi le syndicaliste, alors qu’Emmanuel Macron a fait campagne en promettant de légiférer par ordonnances durant l’été.

« Ce qui m’importe surtout, c’est que les organisations syndicales, les partenaires sociaux soient consultés, soient intégrés à la concertation » a expliqué M. Hommeril.

Et « que de tout cela on sorte un projet, s’il y a lieu de faire des projets, (…) dans lequel chacun pourrait se retrouver », a-t-il ajouté.

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