Pharmacie: accord signé autour du plan social de Daiichi Sankyo

PARIS, 9 janvier 2017 (AFP) – L’ensemble des syndicats français du groupe pharmaceutique Daiichi Sankyo ont signé vendredi un accord sur les différentes mesures d’accompagnement aux 284 licenciements prévus en France, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Il y a eu un « accord unanime » des organisations syndicales (CGT, CFE-CGC, Unsa, Usapie), a rapporté à l’AFP Olivier Labeaume (CFE-CGC), une information confirmée par la direction.

« Les salariés restent bien évidemment déçus et mécontents de l’aboutissement (des négociations), même s’il y a eu des avancées significatives » notamment pour les personnes en fin de carrière, a développé le délégué syndical.

Après un premier plan social en 2013, le nouveau plan prévoit 284 licenciements, soit 95% des effectifs français, et touche la totalité des visiteurs médicaux.

Le groupe pharmaceutique japonais l’a justifié par une forte réduction d’activité liée au déremboursement d’un médicament et par l’incertitude planant sur la commercialisation d’un autre. En 2013, l’entreprise avait procédé à 160 départs volontaires et à six licenciements.

L’accord comprend « une cessation d’activité par anticipation » pour les plus de 55 ans, ainsi qu’une prime de licenciement « supralégale » (que l’employeur n’avait pas l’obligation de verser) qui est « a minima », selon M. Labeaume.

En revanche, il a pointé un « échec » pour l’accompagnement des salariés en carrière longue, privés d’un dispositif de dispense d’activité. De plus, les parcours de reconversion « restent en dessous de ce qui avait été convenu en 2013 », a-t-il regretté.

L’accord trouvé « a été fait dans l’intérêt de tous (…), quels que soient l’ancienneté et le poste occupé », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Daiichi Sankyo en France.

Il « permet d’accompagner au mieux les personnes qui malheureusement perdent leur emploi », a-t-il ajouté.

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