Philippe et Schiappa lancent le « Tour de France de l’égalité femmes/hommes »

CHAMPS-SUR-MARNE, 4 octobre 2017 (AFP) – Le Premier ministre Edouard Philippe a lancé officiellement le « Tour de France de l’égalité femmes/hommes », qui durera jusqu’en mars, en participant mercredi à un atelier sur ce thème dans un lycée de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne).

Accompagné de la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, M. Philippe a entendu les témoignages d’une vingtaine d’étudiants du lycée Renée-Descartes et répondu à leurs questions durant une heure, autour des inégalités salariales, des violences sexistes, du harcèlement de rue ou des stéréotypes de genres.

Il s’agissait d’initier ainsi ce « Tour de France », qui se traduira par plus de 300 ateliers dans les 18 régions de métropole et d’outre-mer, jusqu’au 8 mars, date de la journée internationale des droits des femmes. Mme Schiappa espère atteindre l’objectif de « 50.000 participants » alors que l’égalité entre les femmes et les hommes a été érigée en « grande cause nationale » par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.

« Les inégalités et préjugés persistent durablement, dans notre façon collective de voir le monde », a déploré M. Philippe dans son allocution en clôture de sa visite.

Le Premier ministre a rappelé qu’en la matière, l’action du gouvernement reposerait sur « quatre piliers ».

« Il faut assurer mieux qu’aujourd’hui l’égalité professionnelle, en accompagnant mieux les employés, en les formant mieux sur les thématiques de l’égalité. En 2018 nous présenterons un plan d’action visant à développer la mixité des métiers en choisissant quelques filières », a-t-il détaillé.

M. Philippe a également évoqué « le renforcement des droits sociaux des femmes », dont, au premier rang « le congé maternité ».

Le troisième volet concerne la lutte « pacifique mais résolue, contre les violences sexistes et sexuelles », a-t-il poursuivi.

La Premier ministre a enfin plaidé pour l' »exemplarité du gouvernement et de l’Etat » en la matière, en appelant à « assurer la parité dans tous les métiers », ce qui demande aussi « un changement de culture au sein de l’Etat ».

« Tous les Français doivent s’approprier le sujet », a-t-il encore exhorté alors que Mme Schiappa avait souligné devant les lycéens que « l’égalité entre les femmes et les hommes était aussi une question de vie ou de mort ».

« Il y a 15 ans, le 4 octobre, Sohane a été brûlée vive car elle était une fille », a-t-elle rappelé, en référence à un fait divers à Vitry-sur-Seine ayant mis en exergue les violences faites aux femmes.

jmt/chr/aro