Plan de relance de 100 milliards: le Medef veut que « ça aille vite »

PARIS, 15 juillet 2020 (AFP) – Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé mercredi à ce que le plan de relance d’au moins 100 milliards d’euros annoncé par Emmanuel Macron « aille vite » dans les entreprises.

« Ce que je demande c’est que ça aille vite, et vite dans les entreprises. Je préfère moins d’annonces et plus de résultats », a affirmé le président du Medef sur France 2.

« Je me méfie un peu des annonces et des concours, entre l’Allemagne qui annonce 130 milliards et nous 100 milliards. Qu’est-ce qu’il y a derrière? », a-t-il ajouté.

Le « plus important » selon lui est que « l’ensemble des entrepreneurs français puissent voir la couleur de l’argent rapidement », pour soutenir la reprise économique.

Celle-ci se profile d’ailleurs « un peu plus vite que prévu », a constaté M. Roux de Bézieux, affichant un certain optimisme.

« Le pire n’est pas certain, le million de chômeurs dont le président a reparlé n’est pas certain. Et ça tient un peu à nous. (…) Ça tient aux entrepreneurs, quand ils ont le choix entre embaucher-pas embaucher, entre licencier-pas licencier, ça tient aux consommateurs, (…) il y a eu de l’épargne de précaution pendant le confinement. C’est un acte un peu citoyen de consommer », a-t-il énuméré.

Commentant les mesures de soutien à l’emploi des jeunes annoncées mardi par Emmanuel Macron, le président du Medef a jugé qu’il y avait « très clairement le retour des emplois aidés », avec la création de 300.000 contrats d’insertion.

S’il a estimé cette mesure justifiée « parce que la crise est difficile », il a pointé « le risque (…) qu’à la fin du contrat, le jeune ou la jeune en question ne trouve pas d’emploi ».

Il a également appelé les entreprises à faire « preuve de civisme » en n’abandonnant pas totalement le recours à des stagiaires dans les mois qui viennent.

Concernant les exonérations de cotisations pour l’embauche de jeunes, il a plaidé pour « une mesure limitée dans le temps mais massive ».

Enfin, sur l’avenir de la réforme des retraites, M. Roux de Bézieux a indiqué avoir compris des propos du président de la République que « le calendrier semble s’être détendu », alors que le Premier ministre Jean Castex a dit souhaiter que les discussions reprennent pour régler le dossier « à court terme ».

« Pour nous il faut une réforme des retraites, a minima sur le sujet financier parce que malheureusement le trou s’est creusé assez violemment », a-t-il ajouté.

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