Plan pour aider les guides-conférenciers naufragés par le confinement

PARIS, 12 juin 2020 (AFP) – Les guides-conférenciers vont pouvoir « continuer à bénéficier des dispositifs d’accompagnement » mis en place pour les secteurs culturels les plus touchés par le Covid-19, a assuré vendredi le ministère de la Culture, qui a annoncé plusieurs mesures pour répondre à leur cri d’alarme.

Quelque 10.000 guides-conférenciers, pour la plupart indépendants ou en contrats courts, seront pénalisés par la pandémie du coronavirus bien au-delà de la période de confinement, avait dénoncé en mars à l’AFP Hélène Norlöff, présidente de leur syndicat national.

Regroupant des catégories aux statuts fiscaux très différents –conférenciers dans les musées, guides pour les touristes l’été… — cette profession « éparpillée » et mal connue déplore depuis des mois d’être en dehors des écrans-radar.

Plusieurs mesures ont été annnoncées vendredi qui ne touchent pas toute la profession, notamment les guides-conférenciers en contrats courts.

La mesure principale prévoit que les guides-conférenciers « pourront notamment bénéficier de la prolongation du fonds de solidarité au-delà du mois de mai dans des conditions assouplies (jusqu’à 20 salariés et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires), et ce jusqu’à la fin de l’année 2020 », a précisé un communiqué.

Ils bénéficieront aussi d’une exonération de cotisations sociales durant les mois de mars à juin.

S’ils sont indépendants, ils pourront bénéficier d’une réduction de cotisations égale à l’équivalent de 4 mois des cotisations dues en moyenne dans ces secteurs en 2019.

Quant aux micro-entrepreneurs, ils seront exonérés de leurs cotisations dues au titre des mois d’activité entre février et mai, sans devoir démontrer une perte de revenus.

Enfin, les guides conférenciers continueront à voir leur indemnité d’activité partielle pour les heures non travaillées prise en charge à 100%, et jusqu’en septembre le cas échéant.

« S’agissant des guides-conférenciers salariés, employés sous forme de contrats courts, qui ne sont pas éligibles aux dispositifs qui viennent d’être décrits, le gouvernement a entamé une réflexion », rappelle le communiqué.

Franck Riester et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge du tourisme, ont présidé vendredi une réunion en présence des principaux représentants de la profession.

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