Plan SFR: les métiers concernés présentés mais sans précisions en termes d’emplois

PARIS, 15 novembre 2016 (AFP) – La direction de l’opérateur télécoms SFR a présenté les métiers qui seront concernés par les milliers de suppressions d’emplois annoncées cet été mais le comité central d’entreprise (CCE) demande des clarifications en termes d’emplois, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

Selon des documents consultés par l’AFP, SFR a présenté l’évolution à 36 mois des effectifs de son pôle télécoms, hors la distribution et la société Numergy, dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Ces documents font apparaître des « tendances » par direction et par région, ainsi que par métier.

Mais pour le CCE, cette « vision métier » est insuffisante et l’instance réclame des informations précises en termes d' »emplois », « seule notion connue des salariés », souligne une source syndicale. Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les élus s’indignent par ailleurs que les managers disposent de leur côté, pour informer les salariés depuis lundi, de documents « plus précis » que ceux fournis au CCE.

Le groupe SFR a annoncé cet été la suppression d’ici à mi-2019 d’un tiers des effectifs de son pôle télécoms via des départs volontaires, mais n’avait jusqu’à présent donné aucune indication sur les métiers concernés. Depuis septembre, les syndicats demandaient une présentation détaillée des impacts sociaux.

Les services clients et les fonctions support sont les secteurs où les baisses d’effectifs envisagées sont les plus fortes, selon les documents présentés qui détaillent par direction (pôle B2B, affaires financières, systèmes information, services opérateurs…), par région et par métier les tendances sous forme de pourcentage. Pour le secrétariat général du pôle télécoms par exemple, une baisse de 30 à 35% des effectifs est annoncée.

Selon une autre source syndicale, des régions vont être sévèrement touchées (Aix-en Provence, Nantes), voire disparaître (Toulouse, Metz).

Au total, les réductions d’effectifs listées s’échelonnent entre environ 2.150 et plus de 2.600 postes, selon un calcul effectué à partir des documents.

Les organisations syndicales du pôle télécoms (Unsa, CFDT, CGT, CFE-CGC, CAT et SUD) ont décidé à nouveau de suspendre leur participation aux réunions programmées tant que la direction n’aura pas fourni aux élus les mêmes documents qu’aux managers, ainsi que la « volumétrie » des effectifs concernés. Elles l’avaient déjà fait fin octobre pour protester justement contre l’absence d’informations précises sur les impacts sociaux.

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