Plan social chez Happychic : accord majoritaire

LILLE, 17 décembre 2018 (AFP) – Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) à Happychic, prévoyant la suppression de 466 emplois, principalement dans les enseignes Jules et Brice, ont abouti à la signature d’un accord majoritaire avec les organisations syndicales, a annoncé lundi la direction.

« Après plus de deux mois de négociations intenses entre le groupe Happychic et les organisations syndicales représentatives concernant les mesures d’accompagnement du PSE, l’entreprise a le plaisir d’annoncer qu’après la signature de la CFDT jeudi, le syndicat FO vient de signer l’accord proposé (…) », a indiqué la direction dans un communiqué transmis à l’AFP.

Selon l’enseigne, l’accord permet d’offrir aux salariés licenciés « une indemnité supra-légale de licenciement » qui s’ajoute à l’indemnité légale, d’après la même source.

L’accord prévoit également un congé de reclassement d’une durée de dix mois (douze mois pour les salariés âgés d’au moins 45 ans) avec un quasi-maintien de la rémunération nette durant la totalité de la période.

Le plan doit être envoyé à la Direccte (administration du travail) pour une validation qui pourrait intervenir mi-janvier.

La CGT n’a pas souhaité signer l’accord, estimant que la priorité « était le maintien de l’emploi et non le licenciement du personnel », selon le délégué syndical Laurent Petit.

La direction d’Happychic, dont le siège est à Roubaix (Nord), avait annoncé ce PSE mi-juillet et les premières négociations entre direction et délégués syndicaux avaient débuté mi-septembre dans un contexte tendu, marqué par une grève de la faim de trois délégués syndicaux.

Happychic compte 734 magasins (Jules, Brice et Bizzbee), dont 629 en France, et 3.191 employés dans l’Hexagone. Le chiffre d’affaire mondial est d’environ 561 millions d’euros (2017), d’après la direction.

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