Plusieurs organisations de VTC acceptent l’invitation d’Uber le 22 février

PARIS, 15 février 2017 (AFP) – Plusieurs syndicats et associations de chauffeurs de VTC ont annoncé mercredi qu’ils se rendraient à l’installation le 22 février de la commission de soutien aux chauffeurs en difficulté lancée par Uber tout en prévenant la plateforme qu’ils aborderaient aussi « ce qui fâche », c’est-à-dire les tarifs.

Quatre organisations de l’intersyndicale (CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF) ont ainsi décidé de répondre « ok » à l’invitation d’Uber mais en posant quelques « conditions », ont expliqué des représentants CFDT et UDCF lors d’une conférence de presse. L’Unsa réserve sa réponse.

« Il faut que les rapports changent. On veut choisir avec qui on vient et on veut pouvoir participer à l’ordre du jour de cette commission » et « parler des tarifs », a expliqué Fred Gnaore (association UDCF). Cette réunion « sera une négociation », « il faut parler tarification, de ce qui fâche », a estimé Yazid Sekhri (CFDT).

A la toute fin de la médiation destinée à résoudre le conflit entre Uber et les chauffeurs de VTC (voiture de transport avec chauffeur), le géant américain avait annoncé le 1er février un dispositif pour « accompagner les chauffeurs en difficulté à améliorer leur rentabilité ».

Uber a proposé mardi aux organisations membres de l’intersyndicale de participer le 22 février à la mise en place d’une « commission de soutien aux chauffeurs en difficulté ». Mais ces derniers regrettent que la plateforme n’ait pas répondu à leur demande première d’une négociation sur les tarifs.

Depuis l’automne 2015, l’entreprise a successivement baissé les tarifs des courses et augmenté sa commission, diminuant ainsi les montants perçus par les chauffeurs utilisant sa plateforme.

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