Pôle emploi: la mobilisation chute au 2e jour de grève selon la direction

PARIS, 7 mars 2017 (AFP) – La grève à Pôle emploi, lancée par quatre syndicats, n’était suivie mardi que par 1,74% des salariés en métropole, a indiqué la direction de l’opérateur public, qui n’a recensé aucune fermeture d’agences au deuxième jour de mobilisation.

Le taux de grévistes est en chute par rapport à lundi, au premier jour de la grève, quand 13,36% des agents avaient débrayé. Quatre agences sur plus de 920 avaient dû fermer.

Les syndicats FO, SNU-FSU, CGT et SUD, qui représentent 48% des agents de l’opérateur, ont appelé à une grève reconductible, contre la « transformation » du métier de conseiller chargé de l’indemnisation, la « dématérialisation à outrance » et pour la « défense du service public ». La reconduction de la grève ce mardi s’inscrit également dans le cadre des mouvements de grèves et de manifestations déjà prévus dans les services publics.

Les grévistes réclament notamment le « retrait » de l’accord sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, qui vise à accroître les effectifs de conseillers à l’emploi via un redéploiement des agents chargés de l’indemnisation.

Des représentants des syndicats grévistes ont été reçus lundi par la direction. Celle-ci s’est dite « sensible à leurs revendications » tout en se défendant de remettre « en cause les métiers ».

Elle a par ailleurs fait remarquer que si les syndicats grévistes « ne voulaient pas » de l’accord GPEC, « il leur suffisait de s’y opposer ». Bien que minoritaires au sein de Pôle emploi, les syndicats FO, SNU-FSU et CGT sont, pour l’instant, majoritaires au niveau de la branche professionnelle, où s’est négocié l’accord, et avaient donc la possibilité de l’invalider.

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