Pôle emploi: « le journal de bord » n’est pas un « élément de contrôle » (Bassères)

PARIS, 23 janvier 2019 (AFP) – Le futur « journal de bord » numérique des demandeurs d’emploi, qui doit être expérimenté prochainement, « n’est pas un élément de contrôle », a assuré mercredi lors de ses voeux à la presse le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères.

« C’est nous qui l’avons proposé à Muriel Pénicaud », ministre du Travail, a expliqué M. Bassères. Cette disposition a été votée en septembre dans le cadre de la loi avenir professionnel.

A travers ce « journal de bord », les demandeurs d’emploi renseigneront chaque mois leurs actes de recherche d’emploi. « Ce n’est pas un élément de contrôle », a-t-il assuré.

Deux régions, à déterminer par arrêté, expérimenteront ce dispositif. « Si on le réussit », a-t-il expliqué, « vous avez une qualité de dialogue entre un conseiller Pôle emploi et les demandeurs d’emploi en face de lui qui sera largement améliorée ».

« Si on sait l’exploiter », ce dispositif offrira « une capacité, grâce à l’intelligence artificielle, de proposer, au vu de ce qu’a fait la personne, des nouveaux services », a-t-il ajouté.

En outre, cela permet de « repérer le découragement ou les personnes qui cherchent tous azimuts sans méthode ».

Mais, a-t-il ajouté, « il faut impérativement qu’on réponde à ceux qui n’ont pas accès au numérique ». Et « il faut qu’on exploite ce journal de bord » pour les demandeurs d’emploi et aussi pour les conseillers Pôle emploi. « On ne va pas demander à nos conseillers de regarder manuellement à l’écran le journal de bord, il faut qu’ils aient des outils d’extraction qui leur fassent aussi des recommandations », a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Bassères n’a pas voulu livrer de détails sur la négociation en cours de la convention tripartite entre l’Etat, l’Unédic et Pôle emploi. Selon certains partenaires sociaux, « une réunion conclusive » doit se tenir le 1er février.

Lors du premier entretien d’un demandeur d’emploi avec son conseiller, « nous aimerions que le diagnostic soit plus important en termes de moyens qu’on y consacre », a-t-il dit, préconisant « deux demi-journées » au lieu de 40 à 45 minutes.

Interrogé aussi sur les évolutions concernant « l’offre raisonnable d’emploi » depuis la loi avenir professionnel, M. Bassères a indiqué qu’étaient « supprimés les critères d’évolution automatique » qui permettaient de modifier au bout d’un certain temps un critère de distance géographique privilégiée ou de salaire attendu. « Ce sont les conseillers qui vont adapter, quand cela sera utile, l’offre raisonnable d’emploi », a-t-il dit.

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