Pour une prime pour « tous », préavis de grève aux finances publiques

PARIS, 24 janvier 2019 (AFP) – Les trois premiers syndicats des finances publiques – Solidaires, CGT et FO – ont appelé jeudi les personnels à « se mobiliser » à partir de lundi et jusqu’au 15 février, dans le cadre d’un préavis de grève, pour l’attribution à « tous » de la prime annoncée par Gérald Darmanin.

Le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé le 8 janvier l’attribution d’une prime exceptionnelle de 200 euros net en février à 40.000 agents de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) travaillant à la mise en oeuvre du prélèvement à la source, sur les 103.000 personnes qui y sont employées.

Cette prime doit permettre de compenser « la petite surcharge de travail » découlant de la mise en oeuvre du nouveau mode de collecte de l’impôt sur le revenu, avait souligné M. Darmanin.

Cette « +petite surcharge de travail+ (…) s’ajoute à un contexte social inédit et la réponse apportée (…) ne règle pas tous les comptes », soulignent les trois syndicats dans un communiqué commun.

« Depuis trop longtemps » les agents de la DGFiP « subissent les conséquences désastreuses des choix des gouvernements successifs en termes de réduction de la dépense publique », poursuivent-ils, en évoquant les « 25.000 suppressions d’emplois en dix ans » et « l’accélération des réformes et restructurations en tous genres ».

« Face à la surdité des responsables politiques et administratifs », ils ont déposé un préavis de grève du 28 janvier au 15 février et appellent les agents à « se mobiliser sous différentes formes d’actions » pour être entendus notamment sur « l’attribution à toutes et tous de la prime exceptionnelle de 200 euros, la revalorisation immédiate des régimes indemnitaires de 200 euros brut par mois », « l’augmentation de la valeur du point d’indice » et « l’arrêt des suppressions d’emplois ».

La semaine dernière, cinq syndicats des finances publiques (Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC) avaient déjà porté ces demandes. Depuis, « on n’a pas eu de réponse », a indiqué à l’AFP Olivier Vadebout (CGT).

Les modalités d’action seront décidées « selon les réalités locales », a expliqué M. Vadebout, avec dès lundi « les centres d’appel qui seront en grève », a-t-il ajouté.

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