Prélèvement à la source : l’artisanat du bâtiment demande des indemnisations

PARIS, 7 septembre 2018 (AFP) – Les artisans du bâtiment ont demandé vendredi au gouvernement des indemnisations pour la mise en oeuvre du prélèvement à la source, qui a été confirmée cette semaine pour le début 2019 et suscite l’opposition des petites entreprises.

La Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) « demande au gouvernement et au ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, des indemnisations afin d’accompagner ce dispositif qui va compliquer la vie des entreprises », dit l’organisation dans un communiqué.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a confirmé mardi l’introduction du prélèvement à la source en janvier 2019, après plusieurs jours de flottement à la suite des déclarations ambigües du président de la République, Emmanuel Macron, sur un éventuel abandon.

La réforme, lancée sous le précédent quinquennat de François Hollande, suscite de multiples oppositions, dont celles des petites entreprises. Elles craignent une surcharge de travail, puisque c’est à l’employeur que reviendra la collecte de l’impôt.

Après la confirmation cette semaine du calendrier de la réforme, l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente l’artisanat et dont est membre la Capeb, a dénoncé « un surcroît inacceptable de charge administrative et financière ». La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a, elle, insisté sur une « mauvaise idée ».

En demandant des indemnisations, la Capeb prend acte du maintien d’une réforme à laquelle elle s’était frontalement opposée au début de l’été dans une pleine page du journal Le Parisien, disant alors refuser d' »y consacrer une semaine de paperasse par an ».

« Cette réforme implique des dépenses afin de s’adapter, comme un changement de logiciels informatiques, qui représente plusieurs milliers d’euros d’investissement », a insisté vendredi l’organisation.

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