Près de 2 Français sur 3 ont une mauvaise opinion du Medef (sondage)

PARIS, 10 avril 2016 (AFP) – Près de deux Français sur trois déclarent avoir une « mauvaise opinion » du Medef, le syndicat patronal dont l’image se dégrade, tout comme celle de son président, Pierre Gattaz, selon un sondage BVA pour Orange et iTÉLÉ, publié dimanche.

64% des personnes interrogées disent avoir « globalement » une mauvaise opinion du Medef, soit 7 points de plus qu’un an auparavant, tandis que 31% affirment en avoir une « bonne opinion » et 5% ne se prononcent pas.

Un an plus tôt, le syndicat patronal recueillait encore 37% d’opinions favorables.

Parmi les sondés sympathisants de gauche, seuls 8% affirment avoir une bonne opinion du Medef, contre 59% des sympathisants de droite.

Quant au président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz, il voit lui aussi son image se dégrader: 57% des Français déclarent avoir une « mauvaise opinion » de lui, soit 8 points de plus qu’un an auparavant.

Seuls 15% des Français en ont une « bonne opinion » (-2 points).

Toutefois, 27% des personnes interrogées affirment « ne pas le connaître assez » pour pouvoir se forger une opinion.

Seulement un tiers des Français (33%) souhaite que le gouvernement tienne davantage compte des revendications du Medef, un résultat en baisse de 8 points sur un an.

A l’opposé, 61% des Français ne le souhaitent pas (+8 points), et 6% ne se prononcent pas.

L’institut de sondage a également interrogé son panel sur « deux mesures proposées par Pierre Gattaz ».

Il en ressort que six Français sur dix (60%) se disent « plutôt favorables » à l’idée de « fixer à l’avance », pour les CDI, « les modalités et les indemnités du salarié en cas de séparation (d’avec l’employeur, ndlr) pour éviter le conseil de prud’hommes ».

En revanche, les deux tiers des sondés (66%) affirment être « plutôt opposés » à la « suppression du principe de précaution pour favoriser le progrès technologique, la recherche scientifique et l’économie ».

Sondage réalisé selon la méthode des quotas, du 7 au 8 avril, auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1.003 personnes âgées d’au moins 18 ans, recrutées par téléphone, puis interrogées par internet.

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