Présidentielle: la CPME veut mettre les petites et moyennes entreprises au coeur des débats

PARIS, 28 février 2017 (AFP) – Fiscalité, droit du travail, dialogue social ou encore encouragement à l’innovation: la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a publié mardi ses doléances aux candidats à la présidentielle.

Au total, l’organisation patronale, qui recevra lundi François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, a dressé une liste de 89 propositions destinées à mettre les PME au centre des débats.

« Il est possible de réformer sans tout casser, à condition d’inscrire les réformes dans un cadre général et de leur donner du sens », estime François Asselin, président de la CPME, dans une introduction à ce catalogue de mesures.

Dans un premier chapitre, l’organisation veut « encourager la prise de risques au lieu de la sanctionner ». Outre la baisse de l’impôt sur les sociétés, à 25% (tout en conservant le taux réduit à 15% pour les PME), la CPME appelle par exemple à orienter l’épargne vers l’investissement en réduisant l’impôt sur le revenu de 30% du montant investi dans une PME.

Elle propose par ailleurs de mettre en place un « crédit impôt production », sur le modèle du crédit impôt recherche, pour soutenir les entreprises qui maintiennent ou montent des chaînes de production en France, ou encore de rendre la constitution « PME compatible », pour éviter des censures du Conseil constitutionnel sur des mesures réservées aux petites entreprises.

Pour favoriser le développement des artisans, très petites entreprises (TPE) et PME, le syndicat patronal réclame la fusion des « allègements de cotisations patronales existants en un dispositif unique », cumulant la réduction générale Fillon, le CICE jusqu’à 3,5 Smic (contre 2,5 actuellement) et le pacte de responsabilité. Il prône aussi l’abrogation du compte pénibilité.

Pour favoriser l’innovation, la CPME propose notamment de lancer « un chéquier numérique TPE associant une formation et la mise en place d’outils numériques ».

Enfin, sur le chapitre consacré au dialogue social, elle demande de relever les seuils sociaux de 11 à 50 salariés et de 50 à 100 salariés, de « supprimer la durée minimale de travail fixée, aujourd’hui, à 24 heures hebdomadaires » et de « sortir de manière ordonnée des 35 heures en laissant un délai de deux ans aux branches professionnelles pour négocier les conditions de relèvement de la durée légale hebdomadaire de travail. »

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