Présidentielle: la santé, critère déterminant pour plus de trois Français sur quatre (sondage)

PARIS, 13 décembre 2016 (AFP) – Plus de trois Français sur quatre estiment que les propositions sur la santé seront pour eux un critère de vote « déterminant » à l’élection présidentielle, seul un quart jugeant François Fillon « capable » de proposer de « bonnes solutions », selon un sondage Harris interactive pour LCP publié mardi.

Dans le détail, 28% des sondés assurent que les propositions des candidats constitueront un critère « très déterminant » de leur vote en 2017, la moitié les qualifiant d' »assez » déterminantes. A l’inverse, ce critère est « peu » ou « pas du tout déterminant » pour 22% des sondés.

Invités à dire si les divers candidats, potentiels ou déclarés, pourraient « proposer de bonnes solutions concernant le système de santé », une fois élus, seul un quart (26%) répond par l’affirmative pour François Fillon et Marine Le Pen, contre 38% pour Jean-Luc Mélenchon, 34% pour Arnaud Montebourg et François Bayrou, et 33% pour Manuel Valls et Emmanuel Macron.

Au total, 67% des personnes interrogées pensent que M. Fillon ne pourrait « pas du tout » ou « plutôt pas » proposer de bonne réforme, un résultat proche de celui obtenu par Marine Le Pen (66%) et Nicolas Dupont-Aignan (64%).

Interrogés sur des propositions concrètes de réformes, une grande majorité (62%) juge « tout à fait prioritaire » de renforcer les « contrôles contre les fraudes et les abus ».

Suivent la limitation des dépassements d’honoraires pour la moitié des sondés, devant la contrainte pour « les professionnels de santé d’exercer quelques années » dans les déserts médicaux.

En revanche, les Français sont divisés sur un transfert du « financement du +risque léger+ aux complémentaires santé » et la concentration de l’assurance maladie sur les affections graves et/ou de longue durée. Cette mesure, portée par François Fillon lors de la primaire, « ne devrait pas être mise en oeuvre » pour 38% des personnes interrogées. En revanche 15% jugent la mesure « tout à fait prioritaire » et 29% « importante mais pas prioritaire ».

Enquête réalisée en ligne du 6 au 8 décembre 2016 auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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