Présidentielle: Martinez (CGT) veut que les candidats arrêtent de parler du coût du travail

 

04/01/2017 – Dialogue et relations sociales – Marché du travail et emploi

PARIS, 4 janvier 2017 (AFP) – Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, s’est montré mercredi très critique vis-à-vis des candidats à l’élection présidentielle, de gauche comme de droite, dont les programmes visent à réduire le « coût du travail » plutôt qu’à « relancer le pouvoir d’achat ».

« Les questions lancinantes sur le coût du travail sont absolument les mêmes d’un côté que de l’autre », a-t-il dit lors d’une conférence de présentation de voeux à la presse.

« La question de l’allongement du temps du travail est dans la bouche de nombreux candidats », a-t-il regretté, citant François Fillon ou Emmanuel Macron.

« Beaucoup ont cette logique qu’il faudrait accroître l’aide pour les entreprises pour développer l’emploi, qu’il faudrait travailler plus pour résorber le chômage… Valls a repris la formule de Sarkozy +Travailler plus pour gagner plus+… Bref: on tourne en rond, il n’y a rien de nouveau », a relevé M. Martinez.

Or, selon lui, à gauche comme à droite, « les questions essentielles ne sont pas traitées », comme l’industrie ou la « relance du pouvoir d’achat dans le pays vu le nombre de salariés pauvres ».

M. Martinez a également vivement critiqué les « attaques scandaleuses » de François Fillon, le candidat des Républicains, contre les fonctionnaires.

« Il y a des symboliques du service public comme la santé ou la sécurité qui sont au coeur de la structuration de notre pays. Les attaques contre les fonctionnaires sont insupportables », a souligné M. Martinez. Pour lui, « on ne peut pas louer les mérites des fonctionnaires uniquement quelques minutes après les attentats qu’a subi le pays puis le lendemain leur cracher dessus ».

« Évidement, M Fillon ne remet pas en cause la pratique des aides publiques aux entreprises! », a-t-il raillé.

Pour inciter les politiques à « impulser une véritable politique industrielle », la CGT va organiser des Assises de l’industrie le 22 février, en présence d’un millier de militants, à la Villette, a annoncé M. Martinez. Le 21 mars, une « journée d’action » dans toute la France permettra de « mettre en avant des projets industriels montrant qu’il est possible de créer des emplois dans l’industrie ».

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