Prestations sociales: 742,1 milliards d’euros en 2018, en hausse de 1,9%

PARIS, 19 juin 2020 (AFP) – Le montant total des prestations de protection sociale (santé, retraite, famille, chômage) a augmenté de 1,9% en 2018, à 742,1 milliards d’euros, selon des chiffres définitifs publiés vendredi par la Drees, le service de statistiques des ministères sociaux.

Cette somme représente 31,4% du produit intérieur brut (PIB) français, proportion la plus élevée parmi les pays de l’Union européenne, quoiqu’en léger recul par rapport à 2017. Néanmoins, « si on rapporte la dépense au nombre d’habitants » et en tenant compte des différences de pouvoir d’achat, la France passe en 6e position, derrière l’Allemagne (3e), précise la Drees.

La hausse des dépenses de santé a été supérieure à la moyenne (+2,1% à 261,1 milliards), portée « en particulier par le dynamisme des dépenses liées aux consultations en ville, du fait de l’accroissement des rémunérations forfaitaires des médecins », souligne la Drees.

Les prestations de « vieillesse-survie » sont restées le principal poste de dépenses (+2,5% à 339,6 milliards), cette hausse étant notamment due aux départs en retraite des « baby-boomers » et à l’allongement de la durée de vie, qui se traduisent par une augmentation du nombre de bénéficiaires.

Les allocations chômage ont augmenté de 0,1%, contenues « par un marché de l’emploi favorable ».

À l’inverse, les dépenses de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ralentissent (+3,6%, après +5,6 % en 2017), « traduisant le contrecoup de la montée en charge de la prime d’activité en 2017 ».

Quant aux allocations logement, elles ont chuté de 7,2% entre 2017 et 2018, « principalement sous l’effet des réformes », notamment la baisse des APL.

Au total, en ajoutant les frais de gestion et les frais financiers, les dépenses de protection sociale ont atteint 790 milliards d’euros.

Les ressources ont cependant augmenté de 2,8% (soit plus vite que les dépenses), à 800 milliards, aboutissant à un solde positif pour la deuxième année de suite. L’excédent atteint 9,8 milliards d’euros, soit 0,4% du PIB.

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