Primaire PS: le plein emploi pas assez évoqué dans les débats selon Gattaz (Medef)

PARIS, 17 janvier 2017 (AFP) – Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mardi que les candidats à la primaire organisée par le PS ne parlaient pas suffisamment de l’objectif du plein emploi et de la croissance dans leurs débats, et appelé Emmanuel Macron à détailler ses propositions.

« Dans le débat des Républicains, la plupart des candidats ont parlé du plein emploi et du retour à la croissance. Ca me paraît un objectif essentiel pour le pays », a déclaré M. Gattaz lors d’une conférence de presse.

« Je regrette un petit peu (…) que dans les débats que j’entends de la primaire socialiste, on n’évoque pas ce sujet-là, du tout, ou très peu… et ça, ça manque terriblement parce qu'(…) on est à côté de la réalité », a-t-il ajouté. « Qu’est-ce que demandent les Français aujourd’hui? Ils demandent avant tout de l’emploi », a-t-il estimé.

Interrogé sur Emmanuel Macron, qui se présente à la présidentielle sans participer pas à la primaire socialiste, le patron des patrons a estimé son discours « intéressant ».

« Le problème, c’est qu’il faut vraiment qu’il rentre dans le détail des programmes maintenant », a-t-il toutefois souligné. « Il y a beaucoup de belles choses, mais concrètement ça donne quoi? sur la fiscalité, sur le social, sur la simplification et sur l’éducation… »

« Nous attendons des propositions un peu plus concrètes, détaillées, de la part de façon générale de tous les candidats, mais j’en attends de la part d’Emmanuel Macron », a-t-il insisté.

M. Gattaz a jugé que le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, était « peut-être celui qui (avait) mis le plus de détails » dans son programme.

Il a toutefois regretté sa façon d’annoncer son objectif de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires.

« Sur les 500.000 fonctionnaires, dit comme ça, vous mettez le feu au pays, aux fonctionnaires, c’est pas bon », a-t-il averti, tout en jugeant l’objectif « louable à terme ».

« Ces 500.000 fonctionnaires de moins, ils se feront presque naturellement, par des départs en retraite qui ne sont pas remplacés par exemple, par l’utilisation de l’outil numérique (…). Et là vous le faites naturellement en marchant sans créer de drame absolu », a dit M. Gattaz.

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