Primaire PS: les candidats veulent « sauvegarder » la sécu mais divergent sur les mutuellles

PARIS, 19 janvier 2017 (AFP) – Les candidats de la primaire PS élargie veulent tous « sauvegarder la sécu », que François Fillon menace selon eux, mais divergent sur le rôle des mutuelles.

Vincent Peillon tout comme Arnaud Montebourg ont plaidé mercredi lors du troisième et dernier débat, pour « une complémentaire santé publique ». M. Montebourg propose en effet une « mutuelle publique » pour 10 euros par mois avec une couverture pour l’optique, les dents, et l’audition (coût 2 milliards d’euros). « Ce sera une mutuelle de la sécurité sociale », a-t-il dit.

L’ancien Premier ministre Manuel Valls a lui assuré que ce sujet allait être « un des sujets majeurs de cette élection », alors que la gauche pilonne depuis son élection fin novembre le programme de François Fillon, accusé de vouloir privatiser la sécurité sociale.

Il faut « sauvegarder, conforter la sécurité sociale, c’est un élément central, majeur, du débat qui s’ouvre devant les Français » », a dit M. Valls, sans oublier de rappeler que la « gauche est liée au mouvement mutualiste ».

L’écologiste François de Rugy a lui critiqué le principe d’une assurance maladie universelle, qui remplacerait les complémentaires santé, car « il faudrait retrouver 42 milliards d’euros ». « La droite de François Fillon, il ne faut pas l’oublier, son projet c’est de ramener la sécurité sociale au strict minimum, c’est une assurance maladie au rabais ». « Je défends un système mixte », tel qu’il existe aujourd’hui, a-t-il prôné.

Sylvia Pinel, radicale de gauche, a elle aussi prôné « la préservation de notre modèle de santé ». « Il ne faut pas dérembourser certains actes, comme l’IVG, ou certaines propositions de cette droite ultralibérale qui veut effectivement tout transférer vers les assurances privées ». Jean-Luc Bennahmias a plaidé en faveur du système mutualiste.

La fin des échanges a porté sur