Prime Covid: débrayage de salariés de Main Sécurité (Onet) à la Banque de France

PARIS, 2 juillet 2020 (AFP) – Des personnels de sécurité de la Banque de France employés par la société Main Sécurité, filiale du groupe Onet, ont débrayé jeudi pour réclamer une prime Covid « digne » pour ceux qui ont travaillé pendant le confinement, a constaté l’AFP.

Lors d’un rassemblement devant un des sites de la Banque de France dans le IIe arrondissement, les syndicats FO et CGT de Main Sécurité ont expliqué leurs revendications.

Outre une prime « digne » récompensant ceux qui ont travaillé pendant le confinement, ils réclament le maintien du salaire à 100% en cas d’activité partielle ou arrêt de travail du fait du Covid-19, la reconnaissance de la maladie professionnelle pour ceux atteints et le maintien de la prime de fin d’année pour tous.

« La prime Covid proposée par la direction est de 100 euros proratisée sur le temps de travail effectif pendant le confinement, un salarié qui a travaillé la moitié de la période et est tombé malade touchera 30 ou 40 euros », dénonce Samia Benkhelil, élue FO au CSE d’Onet Main Sécurité. Selon elle, la filiale d’Onet a eu « trois décès » de salariés touchés par le Covid-19.

« J’ai été placé en activité partielle pendant le confinement, le site étant fermé, et j’ai perdu 200 euros sur mon salaire », s’insurge Patrick Heurdier, vigile sur le site de Ventadour (IIe arrondissement) de la Banque de France.

« Je travaillais sur un site à Aubervilliers et en avril, on m’a donné 12 masques pour trois salariés pendant un mois, soit quatre masques par salarié et par mois, c’est méprisant », souligne Claude Topitch, un agent de sécurité de l’Institut du patrimoine.

Main Sécurité, filiale du groupe marseillais Onet, emploie quelque 4.500 salariés, notamment sur la sécurité des ministères et de bâtiments publics comme la Banque de France. Sollicitée par l’AFP, la direction n’avait pas donné suite en début d’après-midi.

Mercredi, des agents de sécurité des services du Premier ministre ont également débrayé et jeudi matin, c’était le tour de ceux de l’École militaire, selon Jugurtha Otman, délégué FO.

Le secteur de la sécurité fait partie des métiers « essentiels » les plus touchés par le Covid-19, une grande partie des agents ayant poursuivi le travail alors qu’on manquait de masques et de gel au début de l’épidémie.

mpf/lum/tes